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20 ans après, son combat pour l’égalité reste à mener
Lundi 15/02/2010 | Posté par Mamadou Sane
Malgré son statut de combattant infatigable de la liberté et de l’égalité entre les hommes, l’Afrique du Sud du président Mandela tarde à se défaire de ses maux qui ont pour nom : la violence et la xénophobie. La prochaine coupe du monde de football est une opportunité pour rectifier le tir.
Le monde entier a célébré le 11 février de ce mois les vingt ans de la libération du président Nelson Mandela. Bien qu’étant combattant infatigable pour l’égalité des hommes, son pays l’Afrique du Sud traine encore avec elle de nombreux problèmes. Aujourd’hui, la xénophile et le rejet de l’autre a fini de gagner le cœur de beaucoup de Sud africains.
Eux, qui ont vécu pendant des décennies, le cauchemar de la ségrégation raciale du temps de l’Apartheid. Comme s’ils (les ségrégués) voulaient à leur tour, expérimenter cette méthode, ils se livrent aux mêmes « anciennes pratiques » sur leur frères Africains venus chercher meilleure vie chez eux.
Le monde entier n’a sans doute pas manqué à l’occasion de cet anniversaire de la libération de Mandela de se rappeler des séries de violences qui ont éclaté en mai dernier à Alexandra. Bidonville de Johannesburg, où de nombreux ressortissants du continent africains furent maltraités. Cette subite haine envers l’autre a commencé alors à se propager dans les autres townships. Plus de 35000 étrangers avaient fui la menace de ce que beaucoup d’entre eux ont qualifié de "nettoyage ethnique" pour trouver refuge dans des camps de fortune. A défaut de pouvoir quitter le pays. Les moins chanceux ont trouvé la mort. Les médias avaient même avancé le chiffre de 50 décès. Des milliers d’étrangers ont du dormir à la belle étoile avec une température qui avoisinait le zéro degré. Le voisin de toujours, pour des raisons inconnues, s’est transformé en un clin d’œil, en tueur. C’est par vagues successives et avec un pincement au cœur que des étrangers ont quitté l’Afrique du Sud pour regagner le bercail. Laissant derrière eux tout ce qu’ils avaient comme biens.
C’est ce tableau sombre que l’Afrique du Sud offrait au monde entier. Un tableau qu’elle doit absolument et proprement effacer. Une occasion exceptionnelle et unique s’offre à elle : la prochaine coupe du monde de football. Pendant un mois, l’humanité toute entière aura les yeux rivés sur le pays du président Mandela, qui a bataillé ferme pour qu’elle se tienne chez lui. Des milliers de fans du ballon rond et des stars planétaires ménageront leur monture pour rejoindre ce bout de l’Afrique. En débarquant à Jobourg, les participants auront peut être dans un coin de la tête, le souvenir de la vague de violence qui s’est déferlée sur les étrangers. Mais, les sud africains, auront surement à cœur de leur montrer que la violence et la criminalité ne sont pas tout ce que reflète l’Afrique du Sud. Ce rendez-vous est certes pour le football, mais il est attesté que le sport le plus populaire du monde est également source de réconciliation. La balle est dans le camp de tous les Sud africains.
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Réactions des internautes
Mercredi 17 Février 2010, 12:50
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C'est une chance unique qui ne se présente pas tous les jours pour l'Afrique du Sud pour effacer une bonne fois pour toute ce triste passé. Pendant un mois la planète toute entière n'aura d'yeux que pour l'Afrique du sud. Et nous espérons vivement qu'elle sera une réussite totale car nous autres Africains aurons à y gagner.Répondre -