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Bataille entre étudiants et forces de l’ordre à l’UCAD
Lundi 11/01/2010 | Posté par Mamadou Barry
On se croirait dans une guerre, une «vraie» . Des groupes d’étudiants ont fait la fronde pour réclamer le paiement de leurs bourses d’études pendant toute la journée du mercredi. Des grèves auxquelles on est habitué d’ailleurs.
Depuis quelque temps, les manifestations ont pris un autre tournant avec de nouvelles stratégies. S’ils nous ont habitués à des confrontations du genre "intifada" contre les policiers, les étudiants de l’UCAD ne comptent plus s’arrêter là.
Pour réclamer leur dû, les étudiants s’y prennent de manière peu orthodoxe. Ils descendent dans la rue, arrêtent la circulation et s’emparent des véhicules notamment les bus de transport qui sont leur principale cible. Lors des manifestations de mercredi passé, ils ont pris en otage un bus de la société Dakar Dem Dikk et un véhicule 4x4, immatriculé AD (administration) dans la cité Aline Sitoé Diatta, ex cité Claudel. Les forces de l’ordre ont investi les lieux aux environs de 20 heures pour probablement récupérer les engins. Mais c’était sans compter sur la capacité de résistance des étudiants qui ont pourtant été surpris en plein dîner. Ils se sont rapidement mobilisés pour contrer l’offensive du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) qui a arrosé la cité de gaz lacrymogène.
Les étudiants ont farouchement répliqué avec les moyens du bord notamment par des jets de pierres. Les projectiles ont atteint certains pavillons. Ce qui a fait que plusieurs filles résidant dans la cité ont décampé pour trouver refuges ailleurs. Redoutant le scénario des années précédentes om les forces de l'ordre sont entrées dans le campus. L'entrée principale étant bloquée, garçons et filles ont escaladé les murs pour se sauver. Les affrontements ont duré jusque tard dans la nuit.
Cet argent qu'ils réclament et qui est à l'origine de leur mécontement, leur permet de s'acheter des tickets pour la restauration et le paiement du loyer de leurs chambres. Devant l'incertitude qui régnait au dehors et la peur de se faire alpaguer par les policiers, plusieurs d’entre eux, y compris mon compagnon d'infortune et moi, avons sagement passé la nuit chez nos camarades filles.
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Par MG