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Boubacar Joseph Ndiaye : le gardien veille toujours sur le temple
Jeudi 25/02/2010 | Posté par René L. Fonséca
La plaie est encore béante et la perte toujours présente. Le gardien de la maison des esclaves est parti. Un an après sa mort, DBB lui rend hommage.
Christophe Ayad l’a dit « lui aussi, la maudite Maison rose l’a englouti. Comme des centaines de millions d’autres avant lui, il a franchi la porte du voyage sans retour un jour de 1962, lorsque lui a été confiée la garde de la maison des esclaves de Gorée ».
Un an déjà que le regretté Boubacar Joseph Ndiaye nous a quitté. L’homme s’est attaché durant près d’un demi-siècle à la maison des esclaves de Gorée. Son talent indéniable, sa disponibilité à toute épreuve, l’homme a imprimé à jamais et par delà les océans, le souvenir tenace de l’histoire tragique de l’esclavage. Sa voix retentie toujours le long du couloir de la porte sans retour. Sa voix tremble encore au plus profond de l’âme noire.
C’était une légende vivante. Beaucoup d’hommes ont versé des larmes, et de bien chaudes larmes par l’effet de sa voix historique. Beaucoup de consciences ont été éveillées par cette même voix qui relatait le vécu des esclaves dans la maison rose. Sa voix de récalcitrant comme disait l’autre tonne encore dans la bataille de la vérité et dans la guerre de l’Histoire qu’elle a finie d’imbiber du parfum de l’innocence bafouée. Son œuvre restera à jamais témoin du rôle qu’il a joué et de la conduite de sa mission.
Boubacar Joseph Ndiaye est Né le 15 octobre 1922 à Rufisque. Il est mort le 6 février 2009 à l’âge de 87ans. C’est à cet homme que tout Gorée, tout le Sénégal a rendu hommage le 6 février dernier. Un vibrant hommage qui a été de bout en bout un moment de recueillement. Recueillement d’abord sur sa tombe au cimetière de Cambéréne. Ensuite par une récitation de coran et un pèlerinage dans la maison mythique des esclaves. Le lendemain une messe de requiem a été célébrée à l’Eglise de Gorée.
Boubacar Joseph Ndiaye, l’histoire retiendra…son nom, pour toujours.
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Par MG