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Comment l'Afrique peut tirer parti de la crise
Jeudi 14/05/2009 | Posté par Aida Dia
Alors que le rapport 2009 de l’OCDE est plutôt pessimiste sur l’impact de la crise financière sur les économies africaines, l’économiste Paul Collier, directeur du Centre d’études des économies africaines de l’université d’Oxford, prend le contre pied. Selon lui, l’Afrique pourrait tirer profiter de cette crise. Il propose ici quatre solutions. Aida Dia les énumère.
Amortissement du choc : Paul Collier encourage les Etats à mettre en place des politiques immédiates afin d’économiser le maximum de ressources. Ils doivent tendre vers un équilibre budgétaire, notamment en augmentant les investissements et en réduisant les dépenses récurrentes (dépenses qui reviennent tous les ans). L'important pour les Etats est de donner au marché des signaux de stabilité économique par des informations précises. Le but : être plus crédible pour attirer les investisseurs.
Raccourcissement du choc : L’histoire des crises enseigne que les crises économiques durent généralement longtemps. « C’est donc une opportunité pour l’Afrique qui pourrait drainer des flux considérables d’investissement privés étrangers », a expliqué l’économiste. Mais par quel miracle ? Selon lui, l'attitude face à l'Afrique s’est considérablement inversée. Avant, le continent n’attirait pas beaucoup d’investissements parce qu’on le croyait peu rentable. Ce qui est une erreur. Mais aujourd’hui avec la crise, les investisseurs vont sérieusement penser à mettre plus d’argent dans les marchés africains moins risqués. « L’Afrique va continuer à croître, ce qui n’est pas le cas pour la majeure partie des pays occidentaux touchés par la crise », a-t-il souligné. Le continent donne un taux de retour sur investissement très élevé, d’après les recherches. Ces investissements privés cumulés aux investissements publics pourraient donner un vrai coup de pouce au continent. Il ne s’agit pas seulement d’augmenter les investissements, explique Paul Collier, il faut que ces derniers soient plus efficaces et plus productifs. Les financements pour les investissements doivent provenir des banques de développement et non du FMI. Un discours qui plaira à la BAD !
Rendre les économies africaines plus robustes : Les économies africaines doivent se diversifier, selon Paul Collier. Elles ne doivent plus seulement dépendre des exportations. Il a donc plaidé pour l’industrialisation de l’Afrique en insistant sur le raccourcissement des délais d’élimination des entreprises non productives. Mais dans cette perspective d’industrialisation de l’Afrique, l’économiste considère que la Chine constitue un obstacle majeur parce qu’il est un potentiel concurrent du continent.
Tirer les enseignements de cette crise : Paul Collier considère que le monde entier est en train d’apprendre de cette crise. Les Etats africains doivent donc en profiter pour progresser sur la régulation des marchés financiers, afin de les rendre plus transparents.
Aida Dia
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Réactions des internautes
Lundi 18 Mai 2009, 08:05
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C'est bien beau ce que ce brillant économiste dit.Mais c'est trop a aerien. Nous voulons des réponses beaucoup plus concrètes.Répondre -