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Délestages électriques à l’Université
Mardi 24/06/2008 | Posté par Mamady Traore
Les coupures de courant continuent à faire partie du quotidien de beaucoup de quartiers. L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est moins touchée. Malgré ce privilège, les étudiants se plaignent, notamment pour des problèmes d’accès à l’eau
En face des pavillons I, H et N, des étudiants se plaignent des coupures intempestives d’électricité et d’eau. Ces coupures interviennent le matin entre 10 heures et 12 heures. Les étudiants ne sont pas du tout contents de ces délestages qui bouleversent souvent leur programme de révisions. Ils sont vivement préoccupés par ce problème. Mais les délestages sont moins fréquents sur le campus en comparaison avec les autres quartiers.
Un des étudiants du Pavillon I, Doudou Diémé, étudiant en 2ème année au département d’Anglais, relativise : « Je pense bien que cette année est un peu spéciale car, il n’y a pas eu beaucoup de coupures de courant. Mais, plutôt, il y a eu des coupures d’eau. Il y a des fois, un manque total d’eau dans notre pavillon. En revenant du sport, alors que le savon se trouve sur le corps et le visage, et même pour boire. On est obligé d’aller chercher dans d’autres pavillons avec des bidons et des seaux. On est obligé de faire la queue pour être servi ». Certains étudiants pensent que le gouvernement peut faire quelque chose dans ce sens. « Il faut que l’Etat prenne ses dispositions face à ces anomalies qui sont souvent mal perçues au Campus. Car tôt ou tard les étudiants gouverneront. Donc, il faut qu’ils nous mettent dans de bonnes conditions pour notre formation », martèle André Mathieu, étudiant au département d’Anglais. Son camarade, Mamadou Ndiaye, en 2eme année de Droit, abonde dans le même sens en comparant l’Université à d’autres institutions, et par conséquent estime qu’elle doit être protégée. Il faut aussi noter qu’à cause des délestages dans les quartiers, certains étudiants préfèrent réviser au campus avant de rentrer chez eux.
Les commerçants du campus ne sont pas non plus épargnés. Ils subissent beaucoup de dégâts notamment avec leurs appareils électroménagers tels que les frigos, téléviseurs, mais aussi pour la conservation de leurs produits. « Sans courant, on ne peut pas travailler », affirme El hadj Ibrahima Diallo, boutiquier (épicier) sur le Campus. En revanche, les restaurants sont, eux moins affectés par les coupures. Les repreneurs ont pu prendre des dispositions notamment en se dotant de groupes électrogènes. M. Arouna Faye, Chef de Service Adjoint des Services Restaurants de l’Université, confirme : « Nous ne connaissons pas de problèmes de coupures ou de délestage d’électricité dans les cuisines de restaurants universitaires. Mais souvent, on ressent cela de façon passagère. Car nous sommes dotés de groupes électrogènes dans tous les restaurants universitaires. Ces groupes assurent le bon fonctionnement des appareils, des produits alimentaires stockés dans des chambres froides, frigos et d’autres lieux de conservation. Les étudiants trouvent toujours leurs repas prêts à l’heure des déjeuners et diners et, c’est ce qui nous intéresse ici ».
Mamady Lamine TRAORE
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Mercredi 25 Juin 2008, 07:25
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Gouverner maintenant
Un jour ou l’autre, il ne faut pas se le cacher, elle gouvernera. J’essaie de ne pas trop y penser. Je fais tout comme elle veut. J’aimerais pouvoir m’occuper davantage du Bondy Blog, lire davantage, m’informer davantage mais mon activité compte peu finalement. Finalement, en plus de vivre très humblement, j’ai des occupations humbles et je suis livré aux problèmes de tous les jours. Pour vous donner un exemple, aujourd’hui, je me suis levé tôt.
J’ai pris le temps quand même de me faire un petit café et de lire un rapport sur les français et l’information. Ce n’était pas très intéressant mais j’ai pu me conditionner à gouverner la France un jour de plus. Gouverner, ça me fait un peu rire. On dirait un bateau. Je trouve ça très enfantin comme formule, comme si je prenais les autres pour des enfants qui n’ont pas la chance d’être des présidents, comme moi. Ensuite, lever la petite, l’habiller, préparer son jus d’orange, la conduire à l’école, ça occupe. J’y vais à pied ça me permet de continuer de réfléchir aux affaires de la France tout en marchant.
En rentrant à la maison, quelqu’un prenait sa douche. Je croyais que c’était Eléonore alors j’ai décidé d’attendre un peu pour me raser, faire caca et tout. J’ai décidé de faire la vaisselle (Gisèle est en congé, elle est en Dordogne, je dois vraiment tout faire, quand j’ai fini la journée de ménage il ne me reste vraiment plus beaucoup de temps pour gouverner la France, et donc l’Europe). Ensuite en repassant devant la salle de bain pour aller chercher l’aspirateur dans le pavillon des machines, le bruit de l’eau avait cessé et la personne dans la salle de bain sifflait un air que je ne connaissais pas dans la bouche d’Eléonore.
C’est en passant l’aspirateur dans la chambre que je me suis aperçu qu’Eléonore dormait toujours. C'est elle qui gouvernera demain, c'est sûr. Alors, je me suis dit, dans la salle de bain, ça doit être un pote à elle. C’est souvent qu’il vient des potes à Eléonore, à la maison.
C’est plus tard que j’ai appris, chez Dédé. J’étais allé boire un café et les gens me parlaient d’un type que les gendarmes avait traqué dans le coin, c’est l’adjudant Cavaillès qui avait failli l’attraper. Le type venait du centre de rétention de Vincennes, les sans papiers c’étaient révoltés la nuit précédente et ils avaient mis le feu à deux pavillons. Le type en avait profité pour se barrer. En avalant ma dernière gorgé de café, je me suis demandé ce qu’il allait faire quand il aurait fini d’utiliser la salle de bain.
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