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Didier Awadi met à l’honneur Cheikh Anta Diop
Lundi 05/04/2010 | Posté par Djitome
C’était le concert événement de la fin de semaine à Dakar: un show de Didier Awadi, à l’Université Cheikh Anta Diop, le 2 avril, à deux jours de la fête nationale. Le DBB était dans la foule.
L’Université Cheikh Anta Diop a eu l’exclusivité sur l’album de Didier Awadi. Le rappeur a tenu à organiser son premier concert après le lancement de son album, devant des milliers d’étudiants de la grande université de Dakar. Près de 3000 selon nos estimations.
Il faut dire que l'anthropologue sénégalais fait partie des «Présidents d’Afrique» retenus par Awadi sur son disque événement. En gros, des personnalités qui ont joué un rôle important dans l’histoire de l’Afrique et des noirs. Cheikh Anta Diop comme toutes les personnes citées, de Mandela à Obama, ont à un moment de leur vie crié leur «I have a dream». Pour Awadi, ce concert de deux heures est tout un symbole: les étudiants sont les leaders de demain. C’est à eux qu’il faut faire comprendre qu’un autre monde est possible. Que l’Afrique peut changer.
En plein concert, Awadi, habillé aux couleurs du Sénégal, a évoqué le leader nationaliste égyptien Gamal Abdel Nasser. Et comme Nasser avait nationalisé le canal de Suez, Didier a proposé que l’on nationalise toutes les sociétés du pays. Pour donner au concert tout son sens panafricain, la sœur de Thomas Sankara le fils de Sékou Touré et le fils de Patrice Lumumba étaient de la partie. Ce dernier a affirmé que «le projet Présidents d’Afrique a prouvé que Lumumba n’est pas mort pour rien».
La mairie de Dakar détenue par l’opposition du Benno, est partenaire du projet. Mais Awadi a tenu à préciser que ce partenariat «n’est pas une histoire de politique». Il a continué : «Je ne suis pas de son parti, c’est parce que le maire croit à la culture». Awadi, très critique sur la situation de la banlieue, a rappelé que, 50 ans après l’indépendance du Sénégal, les populations continuent de souffrir.
Presque toute l’Afrique et sa diaspora était représentée au concert. D’après le burkinabé Smokey, «c’est un concert fédérateur organisé dans une université historique». Et pour Dikson du groupe Tata Pound du Mali, «ce que les politiciens n’ont pas fait, Didier l’a réussi», en donnant la parole aux lions, les victimes, et non aux chasseurs, les bourreaux.
Awadi a terminé la partie en duo avec le percussionniste Doudou Ndiaye Rose « Dans mon rêve » pour dire que le rêve peut se réaliser si l’on y croit :
Djitome -
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Par MG