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Fesman 2010 : la perception saint louisienne
Mardi 28/12/2010 | Posté par Gata Doré
Le 3ème Festival mondial des Arts Nègres ne fait pas l’unanimité dans la ‘’vieille ville’’ du Sénégal (Saint louis). Les avis sont divergents au sein de la couche sociale. Quand certains fustigent l’organisation, d’autres y voient un impact économique, touristique et social sur leurs quotidiens. Votre DBB s’y est rendu.
Saint louis est sans aucun doute "la vieille ville" ou l’une des plus vieilles villes de la Terranga avec ses 350 ans. Le vent du festival mondial des Arts Nègres est passé par là. Les saint-louisiens ont droit chaque soir à un concert live parmi toute la panoplie d’activités culturelles du Fesman.
Hamed Tidiane Sidy est un agent commercial de ladite localité : « le festival se passe bien, mais on aurait voulu mieux que ça. On ne nous présente que du spectacle musical. Tous les évènements de grandes envergures s’effectuent à Dakar (Expositions d’Arts, Conférences de grands intellectuels, etc) ». Interpellé sur l’impact socio-économique et culturel du Fesman, notre interlocuteur rajoute avec fierté. « Le festival a rehaussé un tout petit peu le niveau touristique de notre localité. Mais moi particulièrement, je pense que le fesman n’est pas venu à point nommé avec la crise économique qui n’épargne aucune couche sociale ».
Assise au bord du bras de mer, Djaba Dior vieille dame de la cinquantaine, est hyper concentrée sur le traitement de ses poissons frais. « Nous sommes là pour essayer de joindre les deux bouts et le festival ne nous empêche pas de vaguer à nos affaires. Mais nos enfants qui participent devraient être vigilants pour leurs propres avenirs. J’ai déjà fait mon temps de galère, mais eux, ils n’ont même pas de travail ». Toujours avec son couteau et un poisson en main, Djaba martèle : « en ce dur moment, je me demande pourquoi investir une telle somme faramineuse alors que nos enfants n’ont pas d’emploi. Et ils (organisateurs du fesman) occupent les enfants la nuit via les concerts, après ceux-ci sont dans l’incapacité d’aller à la pêche ».
Maty Gaye est vendeuse de cacahouètes et de cure-dents au carrefour de la place Faidherbe. Elle tire un bénéfice dans l’organisation du Fesman. « Le festival me permet d’avoir plus de clients. Surtout, j’ai beaucoup d’acheteurs aux environs de 20h. Mais je suis parfois contrainte de rentrer pour m’occuper de ma famille. Cette activité socio-culturelle est une bonne initiative vue le nombre de gens qui participent ».
Gata Doré Saint louis pour DBB
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Par Anonyme