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Festival international «Blues du fleuve» du 24 au 26 décembre 2009 à Podor
Mercredi 27/01/2010 | Posté par Papa Keita
La ville de Podor a abrité la 4émé édition du festival des "Blues du fleuve" sous la houlette du chanteur Baba Mall, leader du Dandé leniol. Cette édition avait pour thème «culture et éducation» piliers de tout développement.
Dés les premières heures de l’après midi, le quai Boubou Sall qui fait face au fleuve considéré comme «nourricier et intégrationniste» symbolisant la fierté de tout Podorois, est pris d’assaut par des centaines de festivaliers venus des quatre coins de la sous région.Les chansons sous fond de «pékan», un genre musical et artistique ou seule la voix est utilisée pour assurer l’animation sont distillées pour ranimer l’ardeur des participants.
Toute la panoplie de la culture et de la tradition «Hal Pullar» est exhumée par les fils de ce terroir pour étaler sur la table d’observation l’authenticité et richesses de cette culture. La prestation qui fait sauter l’applaudimètre, a été sans doute la démonstration des «subalbes», c'est-à-dire les pécheurs qui avec leurs pirogues équipées des différents drapeaux des pays frères de la Mauritanie du Mali et de la Guinée Conakry, sillonnant le fleuve avec une harmonie magistrale.
Les régates ont été aussi à l’honneur sous le regard vigilant des sapeurs pompiers.
Ce festival est également marqué par la présence des chanteurs maures de la Mauritanie voisine. Symbole d’une bonne intégration réussie. Hormis les chansons, la célèbre danse appelée «jaguar» a été aussi proposée devant un public admiratif. Cette facette de la «culture maure a été une grande découverte pour certains invités» comme l’a souligné Oumar Wade, le producteur exécutif du festival.
C’est l’hystérie collective à l’annonce de l’arrivée de la vedette de l’édition, Baaba Maal venu en pirogue. Aussitôt, toutes les personnalités de la tribune se lèvent pour saluer la star de la cérémonie. Il avait même du mal à se frayer un chemin. Ceci, en dépit du cordon sécuritaire.
L’autre temps fort de ce rendez vous culturel est sans contexte l’hommage que Baaba Maal a rendu à El hadji Mansour Mbaye qu’il a qualifié de monument vivant dans notre pays mais aussi son rôle de fédérateur épris de paix ».
La fête a pris fin aux alentours de 20 heures avec une chanson de Baaba Maal appelant à «s’unir et à travailler main dans la main pour relever les défis du futur».
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Par MG