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FORMATION DES JEUNES APPRENTIS : Révolution silencieuse au Lycée technique
Vendredi 23/10/2009 | Posté par Ibrahima MBENGUE
Foin de beaux discours ! Pour former des apprentis, dès l’âge de 13 ans, on a ouvert dans cet établissement l’Unité d’apprentissage et de production. Certains apprentis sont même des illettrés. Qu’importe ! Tous deviendront «maîtres artisans» en trois ans. Une expérience étonnante…
En dépit de moyens modestes, l’UAP produit du matériel agricole et forme de jeunes artisans, en seulement trois ans. Les installations ne paient pas de mine. Trois salles de dimension modeste constituent ses locaux. Pourtant, une petite révolution y est en marche, sur le plan de la formation et de la production. Quelques mètres avant l’entrée du bloc de l’Unité d’apprentissage et de production (UAP), sont exposés divers échantillons des matériels produits par les artisans en formation. Une charrette, une charrue, une brouette, un séchoir, un concasseur de minerais, etc. Cette section est nichée au fond du Lycée technique, industriel et minier de Kédougou, qui a ouvert ses portes en octobre 1998. «La seule condition pour accéder à l’UAP, c’est d’être âgé de 13 ans. On n’a pas besoin d’être scolarisé», explique Ibrahima Guèye, la trentaine, coordonnateur de ce projet, UAP l. Il nous introduit dans les locaux.MANQUE DE MOYENS
Devant l’atelier principal, trône une machine «servant à récupérer l’or». Dans une zone où l’exploitation aurifère est également artisanale, cet outil ne manque pas de pertinence. Une démonstration est aussitôt lancée sous le regard des visiteurs. «Le jeune apprenti est formé en trois ans. A son arrivée, il est appelé ‘’compagnon’’, la deuxième année, il est ‘’artisan’’ ; et lors de sa troisième et dernière année, il est ‘’maître artisan’’», indique le coordonnateur de l’UAP
tout en nous ouvrant les portes d’une salle où se tient, ce jour-là (mardi 26 mai) un séminaire animé
par un consultant français et auquel participent une dizaine de jeunes artisans formés à l’UAP. A l’instar de M. Lassana Diarra, proviseur du lycée technique, le coordonnateur de l’UAP déplore un
«manque de moyens criant». Néanmoins, l’UAP poursuit son petit bonhomme de chemin, armé de sa foi et de sa détermination. Ce ne sont pas, en tout cas, les orpailleurs traditionnels, nombreux dans
la région, qui se plaindront, eux qui passent au moins une demi journée et paient 2 500 FCFA pour broyer un seau de 27 kilogrammes de minerais, une opération que le prototype de concasseur de l’ UAP effectue en moins de cinq minutes. Pour l’heure, les responsables de l’UAP, qui ont signé depuis novembre 2008, sous le couvert de la direction des Mines, une convention avec le Programme d’Appui au secteur minier (Pasmi) de l’Union européenne, espèrent bientôt récolter les fruits de leur travail en profondeur.
Ibrahima MBENGUE
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Par Anonyme