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Forum Social Mondial : la frappe du bas peuple
Mardi 08/02/2011 | Posté par Gata Doré
Le virus de revendication social ne cesse d’affecter le "bas" peuple. La marche d’ouverture des festivités du 10ème Forum Social Mondial (FSM) a réuni une nuée de personnes venant de tout horizon. Le seul mot d’ordre est : « un autre monde est possible ».
Sur les pancartes et les banderoles, on pouvaitlire des expressions contre « l’impérialisme ». Ecoutons un peu les membres du Forum social togolais à bord d’une camionnette et d'autres : « AGBODY (Dehors) la Banque mondiale, AGBODY ; AGBODY le FMI, AGBODY »
A quelques microns d’eux, un groupe d’une dizaine de personnes. Il s’agit bien des défenseurs de "la charte mondiale des migrants". Dirigé par Oumar Diao, représentant des étudiants sénégalais au Maroc et coordonnateur du mouvement. Le groupe entonne des chants décrivant leurs conditions de vie au Maroc. « Nous nous battons pour l’intégrité territoriale, la suppression des frontières, le renforcement de la solidarité entre les peuples et nous dénonçons surtout la politique discriminatoire pratiquée sur le continent africain et par les africains contre les africains. Comment peut-on demander des visas aux jeunes guinéens, sénégalais en Mozambique et autres », martèle Oumar Diao devant sa troupe. La charte en question donne une opportunité aux migrants de mettre au dam du jour les injustices dont ils sont victimes sur leur propre continent et dans l’hexagone. Le mouvement, à en croire son coordinateur, est constitué de plus de 30 nationalités. Pour la bonne vulgarisation de ladite charte, elle a été traduite en français, en wolof, en peulh et en bambara.
Ibrahima Ndiaye, la quarantaine révolue, est un exilé mauritanien de 21 ans. Physiquement bien bati, il essaye de mettre de l’ordre dans le petit rang composé de femmes, jeunes et quelques hommes. « Nous refusons d’être tout simplement des refugiers au Sénégal et dans notre propre pays. En Mauritanie, nos droits d’insertion ne sont pas respectés, il y a même nos frères rapatriés qui rebroussent chemin, » soutient M. Ndiaye devant ses pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Non à l’arrêt des opérations de rapatriement ».
A quelques mètres de Ibrahima, le mouvement de la paix met en branle sa banderole. Son co-président, Pierre VILLARD, est convaincu de l’impact des différents forums sociaux. « Les forums sociaux ont un impact positif sur la vie des peuples même si ce n’est pas palpable. Nous avons les exemples de la Tunisie, de l’Algérie et maintenant de l’Egypte. Tous ces exemples confirment le pouvoir qu’a le peuple, mais que certains ignorent ».
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Par Anonyme