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FSM : Les "révolutions tunisiennes et égyptiennes" continuent de fasciner
Vendredi 11/02/2011 | Posté par Gata Doré
« La bête est décapitée mais le monstre respire ». Ce sont là les propos de M. Fathy Chamki, militant politique tunisien et membre du mouvement du front du 14 janvier. Un mouvement qui a délogé Ben Ali du pouvoir. C’était lors d’une conférence de presse organisée à la Bibliothèque universitaire (BU) de Dakar par le comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM). Le thème choisi est : Quelles leçons des révolutions tunisiennes et égyptiennes pour le Forum social mondial ?
Un tunisien et un belge, respectivement M. Fathy CHAMKI et M. Eric TOUSSAINT croient en ce que les autres pays subsahariens suivent le pas de la Tunisie et de l’Egypte. La conférence de presse était co-animée par les deux, tous du comité pour l’annulation des dettes du tiers monde (CADTM). D’entrée de jeu, M. TOUSSAINT a fait un bref exposé sur le comité CADTM qui a pour cheval de bataille l’annulation des dettes publiques des pays du tiers monde. En se basant sur les récents événements en Tunisie et en Egypte, le président du CADTM martèle : « pour défendre les acquis sociaux, il faut accepter d'affronter le gouvernement. Sinon, le mouvement est voué à l’échec ». Concernant les autres parties de l’Afrique noire, il rajoute que « si les tunisiens ont pu se débarrasser du dictateur Ben Ali, pourquoi pas nous (Afrique noire) ».
Prenant la parole avec fierté, M. Fathy Chamki, militant politique et membre du CADTM de Tunisie, soutient que : le « 14 janvier est une véritable révolution qui peut être comparable à celle de 1989 en Allemagne par la chute du mur de Berlin ». Selon lui, le 14 janvier est le début d’un vrai combat pour l’indépendance du peuple tunisien sans ingérence. « Nous ne comptons pas nous arrêter là. Car le gouvernement fantôme mis en place est constitué de Chicago-Boys qui soutiennent que si ça continue, on aura plus de touristes, ni de salaires pour nos fonctionnaires. Ce qui prouve que la vrai révolution tunisienne est menacée ».
Conscient de la non maitrise de la révolution tunisienne, M. Fathy met au dam du jour les prochaines étapes de la révolution. « Nous participons au forum social mondial pour faire une campagne internationale pour l’annulation de la dette tunisienne contractée par Ben Ali afin de libérer totalement le peuple tunisien. Et à la base, nous formons des comités de défense dans les villes et quartiers pour la défense et la sauvegarde de la révolution ». Ils prévoient de mettre en place un congrès populaire à but politique pour la défense de la révolution et dans une logique de préparer des élections libres et démocratiques.
Interrogé sur la situation des saharaouis au Maroc, M. Fathy n’est pas allé par le dos de la cuillère. « je suis pour la libération du peuple sahraouie ». Pour l’heure, il n’est pas exclu que le « virus » de la revendication sociale en Tunisie et en Egypte se propage dans l’Afrique subsaharienne.
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Réactions des internautes
Vendredi 11 Février 2011, 13:08
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c'est le temps de révolution en Afrique
Je crois fermement que la Tunisie a mis fin au silence du peuple. Car par cette révolution, elle prouve que si le peuple se lève comme un seul Homme, il renverse tout tyran tel qu'il soit. Je crois que tous les pays africains dirigés par un tyran, un régime totalitaire doit emboiter le pas et se libérer car seul la population concernée peut changer leur destin. Nous pouvons brisser les chaînes mêmes en le métal le plus solide du monde.
Cependant que le peuple soit toujours unis jusqu'au bout car le plus dur reste à venir après une telle révolution.Car chacun doit se tenir la main pour reconstruire le pays qu'il veule. Et aussi comme disait le chanteur Corneille:"Les marchands de rêves" ne doivent plus exister et le peuple conscient doit y veiller
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Vendredi 11 Février 2011, 17:50
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← Re: c'est le temps de révolution en Afrique
Et oui, mon cher. L'Egypte vient juste de confirmer votre thèse, le président moubarak vient de cracher le morceau à l'instant où je vous réponds. Pour moi, et en tant qu'un citoyen africain, le chemin à suivre est d'ores et déjà ouvert à tout peuple qui veut son bien être. Le vrai pouvoir appartient maintenant au peuple. Nous attendons que les peuples africains du sud du Sahara en fassent autant. Pour l'heure, les quartiers généraux (QG) des politiques africains sont en ébulition. Il est grand temps qu'on fasse se respecter par ces hommes qu'on a élu. Vive le peuple africain, vive la liberté. MerciRépondre -