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« Gagner l’argent est moral, gagner de l’argent est éthique »
Mercredi 24/02/2010 | Posté par Aicha Senghor
La première session du forum RSE Dakar 2010 s’est ouverte sur la thématique de « la gouvernance d’entreprise et l’éthique professionnelle ». En prélude à la table ronde, Pape Abdoul Mbaye, président de l’Institut sénégalais des administrateurs, a fait une communication sur le thème.
« Un retard statistique, une pauvreté largement partagée, une absence d’espoir et une grande volatilité des acquis ». C’est sur ces termes que M. Mbaye a définit le sous développement pour contextualiser la responsabilité sociale de l’entreprise en Afrique.
Selon lui, pour qu’une entreprise puisse assurer sa responsabilité sociale, il faudrait d’abord que cette dernière soit pérenne. Et pour qu’une entreprise soit pérenne, il faut que sa bonne gouvernance soit assurée dans un contexte général d’éthique. Un caractère universel de l’étique implique un comportement total de l’individu et un comportement généralisé au sein de l‘Etat. « L’éthique ne doit pas seulement être professionnelle » a-t-il dit.
L’entreprise peut-elle être un espace d’éthique ? A cette question, M. Mbaye a répondu par l’affirmative « gagner l’argent est moral, gagner de l’argent est éthique ». L’éthique est donc de ce fait source de progrès dans l’entreprise.
Sur ce, M. Mbaye a invité à une réhabilitation de l’entreprise en rappelant aux dirigeants des entreprises leur rôle dans et en dehors de l’entreprise. Ces mêmes dirigeants doivent selon lui observer une attitude de loyauté en respectant d’une part, l’ensemble des règles d’éthique tout en faisant primer les intérêts de l’actionnaire ainsi que de toutes les parties prenantes et d’autre part, en respectant la loi.
Éthique et bonne gouvernance sont ainsi étroitement liées. Pour le bon fonctionnement de l’entreprise six points majeurs sont, selon M. Mbaye, à prendre en compte. Il faut tout d’abord un bon choix des dirigeants de l’entreprise. Il faudrait également respecter les règles de bonne gouvernance déjà établies et en créer si besoin est. Développer en plus de celà une culture de bonne gouvernance. Il serait également capital de refuser la naïveté et de combattre au fur et à mesure les écueils et obstacles à la conservation de l’éthique dans l’entreprise. Mais le culte de l’éthique de réciprocité n’est pas moins important car son absence conduit l’entreprise soit au « rejet de l’éthique », soit à sa disparition.
Cultiver l’éthique dans l’entreprise c’est bien mais la cultiver également au sein de l’état c’est encore mieux car pour une bonne gouvernance des entreprises il est nécessaire d’avoir avant tout un « leadership national soucieux d’éthique ».
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Réactions des internautes
Mercredi 24 Février 2010, 20:24
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Tout dépend...
Tout dépend de combien d'argent il s'agit.S'il s'agit de vivre décemment ? assurément oui, mais faire des milliards en spoliant tout un peuple non !
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