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« Je suis diplômé et chaque jour de ma vie se résume au jeu de cartes, au thé et au football »
Dimanche 28/12/2008 | Posté par Mamadou Barry
Dans la multitude de programmes et de plans qui sont annoncés par l’Etat régulièrement, celui pour l’emploi des jeunes de la banlieue dakaroise est probablement l’un de ceux qui suscite le plus d’espoir
Le programme pour l’emploi des jeunes de la banlieue lancé par le Président de la République, Me Abdoulaye Wade, suscite beaucoup d’intérêt chez les concernés. Mais, beaucoup de jeunes de cette partie de Dakar se montrent méfiants à l’égard de cette promesse du Chef de l’Etat. La réalisation d’un tel projet contribuera à améliorer le bien-être et les conditions de vie de la population banlieusarde. Les populations de ces localités (Pikine, Guédiawaye, Parcelles Assainies, Diamaguène, Rufisque, etc.) connaissent divers problèmes qui ne cessent de s’accroître, notamment le manque d’emploi qui a fini de les plonger dans une situation de pauvreté extrême.
La plupart des âmes qui se réveillent dans la banlieue sont obligés de rejoindre chaque jour le centre ville afin d’avoir de quoi satisfaire leurs besoins primaires et nombreuses sont les familles qui n’arrivent pas à faire trois repas quotidiens. En plus de toutes ces difficultés d’autres calamités se sont ajoutées dont les inondations provoquées par les dernières fortes pluies. Dans certaines localités, notamment à Médina Gounass, les eaux stagnantes sont toujours présentes. La petite enquête que j’ai menée m’a permis de constater que beaucoup de ces jeunes croient de moins en moins cette promesse. L’un d’eux, répondant au nom de Mamadou Diatta se dit « déçu par les précédents programmes », et précise : « J’ai entendu plein de ragots jusqu’ici. Le FNPJ [Ndlr : Fonds National de Promotion des Jeunes] et l’ANEJ [Ndlr : Agence Nationale pour l’Emploi des Jeunes] sont des projets semblables qui nous ont été proposés avant celui-là ».
Il partage le sort de bon nombre de jeunes sans emploi qui restent toute une journée sans rien faire : « Je suis diplômé sans emploi et chaque jour de ma vie se résume au jeu de cartes, au thé et au football sur la plage le soir », fait-il savoir, affirmant ne rien croire à ce que dit le Président Abdoulaye Wade. Comme lui, nombreux sont les jeunes qui se trouvent dans une situation qui est loin d’être des plus favorables, obligeant certains d’entre eux, même diplômés, à quitter chaque jour la banlieue pour aller exercer de petits boulots au centre ville. Ils sont souvent marchands ambulants, laveurs de voitures ou dockers. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la plupart des revendications viennent de la banlieue.
Le manque d’emploi de ces jeunes est aussi à l’origine de la montée en puissance des agressions, parfois meurtrières, et des cas de vols qui ont fini de donner à la banlieue une mauvaise étiquette. Voilà entre autres quelques raisons qui expliquent l’importance que pourrait avoir ce programme s’il se concrétise car il pourra rectifier la donne et contribuer à stabiliser la situation actuelle de milliers de familles.
Mamadou Barry
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Réactions des internautes
Lundi 29 Décembre 2008, 05:25
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"no future " pour les diplomés africains.pas d'industries - pas de grands commerces - pas de services pour les recruter . les portes de l'émigration se ferment .Seule ,la terre ne ment pas .Le sénégal a faim . retour au village,irrigation,labours est la condition la plus sage .
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Dimanche 4 Janvier 2009, 14:52
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Toute l'Afrique a faim et un retour au village ni changera rien, les terres n'appartiennent plus aux africains, des pays occidentaux, par l’intermédiaire de grands goupes, achètent des millions d’hectares de terre, chez nous et ailleurs, en vue de placer leurs liquidités, d’anticiper sur leur manque de produits agricoles à long terme.Répondre -