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Kédougou, l’autre bout du Sénégal
Lundi 20/07/2009 | Posté par Mamadou Sane
Dans le cadre de son séjour rural annuel, les étudiants du Cesti se sont rendus à Kédougou. Une ville située à plus de 700 kilomètre de Dakar. Le voyage des 38 apprentis-journalistes était loin d’être de tout repos. Récit
Pour beaucoup d’entre eux, c’était le premier long voyage hors de la capitale. Le choix de la nouvelle région du Sénégal comme lieu pour le séjour rural était loin de faire l’unanimité chez les étudiants de la 38ème promotion du Centre d’Etudes des Sciences et Technique de l’Information (CESTI). Certains préféraient de loin la région de Kaolack située à quelque 200 kilomètres de Dakar. Mais, la direction des études a fini par retenir le dossier présenté par les kédovins. Il fallait s’y soumettre de toute façon. Cela fait partie de l’aspect pédagogique et le journaliste doit être un être ubiquiste. Mais ça n’a pas dû résonner dans l’oreille de l’une d’entre nous qui a préféré rester sur la presqu’île du Cap-Vert et respirer en pleins poumons l’air frais de la capitale. Le groupe était averti : il allait faire extrêmement chaud. Alors, il fallut en prendre compte et préparer sa garde-robe en conséquence avant le départ.
6h du matin ! C’est l'heure qu’a fixée le directeur des études pour l’embarquement. Ce que la troupe a respecté à la lettre, sauf le chauffeur chargé de nous convoyer. Il ne s’est pointé avec son bus, à l’état loin d’être rassurant, vers 7h. Tout le monde commençait alors à se poser des questions sur la solidité du véhicule dont le moteur s’était éteint en franchissant la porte de l’école. Ce premier pépin réglé, il fallait s’accommoder pour trouver une place assise à l’intérieur. Il n y avait pas assez de siège pour chacun. On se bouscule presque au portail pour s’en assurer une. Mais, vu la forte présence féminine dans le groupe, priorité fut donnée aux femmes pour s’installer en premier. Ensuite le personnel enseignant pris place et seulement après les garçons. Pour ceux qui n’avaient pas de place, une dizaine de chaises étaient installées. Les jeunes hommes les occupent non sans maugréer.
Après plus d’une heure de retard, c’est la mise en route. Le bruit du moteur était loin de rassurer les passagers. On commençait, dès les premiers kilomètres effectués, à spéculer sur l’heure à laquelle nous arriverions à destination. 21h pour certains, vers 23h pour les plus pessimistes. Et, la première escale à Mbour semblait leur donner raison. À peine 80 kilomètres de parcourus et voilà que l’on se paie un long arrêt pour se rafraîchir. Le chauffeur jurait que le prochain arrêt ne serait pas de sitôt. Comme pour rattraper le temps perdu, il dévore les distances. Le pessimisme sur l’état du bus s’estompe.
Villages et petites villes sont traversés. À travers les vitres, on s’aperçoit que le monde rural se prépare déjà pour la saison des pluies. Les champs sont en train d’être défrichés. Vers 14h, nous atteignons Mbirkilane. La chaleur commence alors à se faire sentir jusque dans les narines. L’atmosphère à l’intérieur du bus est suffocante. La fatigue gagne les plus vulnérables. On se jette alors sur les bouteilles et autres sachets d’eau pour se rafraîchir. L’ambiance très électrique au départ baisse d’un coup. Certains commencent à ronfler. La fatigue est passée par là.
On transpire et la route, en grande partie en latérite, menace la coiffure des demoiselles. On parcourait d’interminables kilomètres, mais la destination finale tardait à être atteinte. Les visages gais à l’embarquement changent. « On en a encore pour combien de kilomètres ? », demandent les filles. La température, elle, monte constamment. Le soleil s’incline, le parc Niokolo Koba réveille ceux qui dormaient. Il faut saisir cette occasion pour voir quelques animaux. Les 200 km qui nous séparent de Kédougou sont vite avalés grâce au bon état de ce tronçon routier. La plaque indiquant le nom de la ville fut comme une délivrance.
Le sourire revient aux lèvres. 20h13 est l’heure de notre arrivée devant le Centre Départemental d’Education Populaire et Sportive (CDEPS) de la ville où nous serons logés durant le séjour. Exténués les apprentis-journalistes ne pensaient qu’à une bonne douche. Mais là, pour les filles, il fallait faire la queue et non espérer que les garçons jouent aux gentlemen avec elles.
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Réactions des internautes
Mercredi 22 Juillet 2009, 20:50
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C'est toujours bon de voyager. Ya pas meilleur moyen d'apprendre. Je crois aussi que le jouyrnaliste doit être un être capable de s'adapter à toutes les situations. Mais les femmes, elles.....!Répondre -
Samedi 25 Juillet 2009, 21:17
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Y a de quoi s'inquiéter pour ces jeunes filles futures journalistes. Elles ne pensent peut-être jamais couvrir une guerre pour leur rédaction. Mais plutôt présenter le journal en studio avec la fraîcheur de la clim. Secouez-vous mesdames!Répondre -
Jeudi 30 Juillet 2009, 22:00
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C'est bien que les journalistes aillent à la rencontre des populations de l'intérieur du pays. Il y a toujours quelque chose d'intéressant à nous raconter. J'espère que ça ne sera pas le seul article sur kédougou. J'aimerais bien savoir ce qui se passe avec votre journal,on se connecte trés difficilement depuis quelque temps. Merci.Répondre -
Jeudi 30 Juillet 2009, 22:24
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Voilà prés d'une semaine qu'on attend la suite de votre voyage à kédougou. Finalement c'est comme si vous vous étiez enfermés dansvote lieu d'hbergement pendant tout le temps que vous avez passé. Mais s'il vous plait essayez de régler votre plateforme monsieur le rédacteur en chef le plus tôt possible. Sinon considérez-moi comme un lecteur de moins.Répondre -
Jeudi 30 Juillet 2009, 22:34
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Que se passe-t-il messieurs et mesdames? Vous n'avez plus d'articles à nous proposer. Dommage! pourtant on a bien aimé ce que vous faisiez jusqu'à ce qu'on se rencontre que votre journal n'est plus stable. Secouez-vous un peu mes camarades, nous sommes en vacances et y a pas mal de choses à relater.
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Lundi 3 Août 2009, 21:10
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C'est juste pour savoir si le blog est en train de mourir de sa bonne mort. Cela fait un bon bout de temps qu'on ne voit plus aucun nouveau article posté. J'aimerais bien savoir ce qui se passe. Salut!Répondre -