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KÉDOUGOU : Nouveaux impératifs
Mardi 20/10/2009 | Posté par Ousmane Diop
KÉDOUGOU, voilà une région immensément riche en ressources naturelles, mais qui manque pratiquement de tout. Avec un sol très propice à l’agriculture, elle est encore la seule partie du Sénégal où il existe de l’or, ce minerais si rare et si prisé en ces temps de crise. Malgré un tel don du ciel, elle demeure dans un marasme inquiétant. Etant longtemps restée sous la coupe de Tambacounda, dont elle était un département, elle a finalement été érigée en région. Ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Les gouvernants de ce pays ne savaient peut-être pas dans quelle situation ils allaient plonger ses populations.
KÉDOUGOU, voilà une région immensément riche en ressources naturelles, mais qui manque pratiquement de tout. Avec un sol très propice à l’agriculture, elle est encore la seule partie du Sénégal où il existe de l’or, ce minerais si rare et si prisé en ces temps de crise. Malgré un tel don du ciel, elle demeure dans un marasme inquiétant. Etant longtemps restée sous la coupe de Tambacounda, dont elle était un département, elle a finalement été érigée en région. Ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Les gouvernants de ce pays ne savaient peut-être pas dans quelle situation ils allaient plonger ses populations.
Il est inconcevable que dans une entité administrative, il n’existe aucune infrastructure digne de ce nom. Les routes bitumées font défaut, en dehors de celle qui la relie à Tambacounda. L’accès à l’eau est un combat quotidien pour les Kédovins. Il s’y ajoute l’obscurité totale une fois que le soleil se couche. En plus, il n’y a aucun cadre de divertissement pour ses jeunes, dont la majorité est sans emploi. On comprend ainsi leur descente dans la rue, le 23 décembre dernier, et les émeutes qui ont dévasté certains bâtiments publics. Et pourtant, les mines de Sabodala constituent un patrimoine national qui serait d’un grand apport pour le développement du Sénégal. Il est vrai, cependant, que leur exploitation a à peine commencé. Avant tout, ces richesses doivent bénéficier aux habitants du terroir. Même si elles ne peuvent résoudre tous les problèmes que ses populations rencontrent, elles représentent un grand atout pour l’essor économique de cette partie du Sénégal, voire du pays tout entier. La charrue a été mise avant les bœufs, certes. Mais il convient à présent de doter cette partie du Sénégal oriental de tout ce qu’il lui faut pour son développement. Cela signifie qu’il faut construire de bonnes routes pour relier entre eux tous les chefs-lieux de départements et d’arrondissements. Il faut créer des infrastructures sanitaires modernes, doter le lycée technique de tous les équipements nécessaires, aménager des espaces culturels et de loisirs pour que les jeunes puissent s’épanouir davantage. Ce serait parier sur l’avenir car la région a des potentialités sur le plan touristique, et d’importantes retombées financières sont attendues de l’exploitation de l’or, du marbre, du fer et de la bauxite. Elle constitue déjà un nouveau pôle de développement économique, au carrefour de la Guinée et du Mali. Elle peut surtout compter sur ses énormes richesses : les hommes et la diversité ethnique et culturelle.
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Par Anonyme