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« L’Afrique et la planète football »
Mercredi 29/12/2010 | Posté par Daouda Sow
L’histoire du football africain a été à l’honneur vendredi dernier dans le hall de l’Assemblée nationale.
A partir des années 40, les africains ont fait du football, un moyen d’expression, voire même un instrument de revendication. Le football a ainsi joué sa part dans le long processus de la décolonisation en Afrique et plus particulièrement en Algérie avec l’équipe du front de libération nationale (FLN). Dès 1956, le FLN demande aux équipes musulmanes de se retirer des compétitions de football avant de mener des attentats dans les stades Algériens. Un de ces joueurs du FLN, Rachid Mekhloufia a été invité à ce 3éme FESMAN. En Avril 1958, la fédération de FLN de France, de retour à Tunis, forme une première équipe d’Algérie.
Pour ce qui est de la difficile reconnaissance du foot africain sur le plan mondial, les ligues ou associations locales deviennent des fédérations nationales après la colonisation. Ainsi, en 1956, quatre fédérations intègrent la Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA). Le 8 février 1957, les délégués des fédérations égyptienne, éthiopienne, soudanaise et sud africaine fondent la Confédération Africaine de Football (CAF) à l’occasion de la première Coupe d’Afrique des Nations (CAN). L’Afrique du sud est vite exclue de la CAF pour cause d’apartheid. La CAF créé deux compétitions continentales : la CAN à partir de 1957 et la coupe d’Afrique des clubs en 1964. Les phases finales de la CAN disputées tous les deux ans, sont retransmises sur les chaines télévisées du monde entier. La confédération par la voie de ses présidents : Yidnekatchew Tessena (1972-1987) et Issa Hayatou (1987-à nos jours), défendent l’Afrique à la FIFA sur la question de l’apartheid et la place de l’Afrique au mondial.
En 1964, plus de trente et une fédérations africaines intègrent la FIFA. C’est ce qu’a défendu Ohene Djan, membre du comité exécutif de la FIFA, Novembre 1965, Dakar, en déclarant que «le championnat du monde doit être une compétition totalement mondiale; au moins un représentant de chaque continent doit être autorisé à jouer». Et lors du mondial de 1966 joué en Angleterre, les équipes africaines boycottent la compétition préliminaire à l’instigation du Ghana et de son directeur des sports. Mais en 1970, une place unique est réservée à l’Afrique au mondial mexicain.
La place de l’Afrique pour le football mondial devient dés lors un enjeu. Ce qu’a très vite compris Joao Havelange, président fédération brésilienne de football. Il invite une première sélection africaine à participer à la mini-coupe du monde de 1972 organisée au Brésil. En 1974, lors du congrès de la FIFA à Francfort, Havelange fait campagne pour l’acquisition de plus de places pour l’Afrique et l’Asie et la mise en place de programmes de développement.
Le football a aussi été confronté à la ségrégation raciale en Afrique du sud. Il n’était réservé qu’aux couches défavorisées de la société c'est-à-dire les indiens et les noirs. De ce fait, les sports les plus pratiqués par les européens sont le rugby et le cricket.
Toutefois, le jeu du ballon rond a joué un rôle décisif après les indépendances pour le compte des dirigeants africains en place. En effet, les gouvernants africains placent le football sous leur tutelle. Et le ballon rond est placé au crible des idéologies africaines : les léopards de Mobutu sont porte parole de l’authenticité ; en Guinée, le syli national de Sékou Touré porte les idéologies marxistes du régime guinéen.
Aujourd’hui, le football est un extraordinaire moyen pour la mobilisation des masses et l’union de différentes nations dans le « Fair Play » et pour l’amour du ballon rond. Et les joueurs africains évoluant maintenant en Europe ne sont plus vus comme des indigènes, mais comme des salariés des clubs professionnels et des vedettes adulées des foules.
Malgré toutes les difficultés auxquelles il a été confronté en Afrique, le football a su s’imposer et se développer dans le vieux continent. Ainsi, le ballon rond a porté ses fruits et les joueurs africains y brillent aujourd’hui dans les grands clubs du monde entier.
Daouda Sow
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Par Anonyme