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L'Afrique face à la crise financière
Mercredi 13/05/2009 | Posté par Aicha Senghor et Faty Dieng
L’heure était aux solutions de sortie de crise, mardi 12 mai 2009, lors des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement. La table ronde qui a rassemblé les Chefs d’Etat sénégalais et burkinabé ainsi que le Président de la Bad et le Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique a été l’occasion pour les experts d’analyser les impacts de la crise et de réfléchir sur un plan d’action
« La crise est un réel défi mais les perspectives économiques à long terme sont bonnes », tels sont les propos du Président de la Banque Africaine de Développement, lors de la table ronde ministérielle dont le thème portait sur "L’Afrique face à la crise financière : programme d’action". Donald Kaberuka et ses invités ont expliqué les raisons et les impacts de la crise mondiale avant de proposer des solutions que le continent pourrait adopter.
Donald Kaberuka, Président de la Banque Africaine de Développement depuis 2005, qui a ouvert la session plénière a, dans sa note introductive, évoqué les impacts de la crise parmi lesquels on peut citer : le retour au déficit et à l’inflation, le ralentissement des projets, les difficultés par rapport à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement entre autres. Selon lui, la crise n’en est qu’à ses débuts et elle n’est pas une crise d’origine africaine, il faut le rappeler, mais une crise planétaire. Pour Kaberuka, l’Afrique ne peut sortir de cette crise qu’en comptant sur ses propres ressources. Pour cela, les Etats africains doivent se mobiliser et unir leurs forces : « C’est ainsi que le pire sera évité ». La stabilité macro-économique, le niveau des projets d’infrastructures, la relance économique sont identifiés comme des voies pour amortir le choc. Il a, par ailleurs, invité les Etats africains à continuer d’attirer les investissements étrangers. Il affirme que la Banque Africaine de Développement a proposé une riposte rapide face à la crise. En mettant en place une plateforme d’échanges et des stratégies d’intervention rapide. Aussitôt après son exposé, Abdoulaye Janneh, Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), a pris le relai pour revenir sur les impacts de la crise qu’il perçoit comme le ralentissement de la croissance, la réduction des investissements, une diminution des transferts et de l’aide publique au développement. Pour ce qui est des solutions nécessaires a son éradication, il plaide pour une participation optimale de l’Afrique dans la gestion économique mondiale. Il a également soulevé les questions trans-sectorielles, la stimulation de la demande, la protection des emplois, ainsi que, le problème du développement social, et enfin la non restructuration massive de la monnaie. Il a exhorté les Etats à un équilibre entre eux et les marchés. Pour terminer, il a invité la communauté internationale à mettre en place des cadres d’assistance aux pays en développement, et à assurer la réforme de l’architecture monétaire par des solutions durables.
Quant au Chef de l’Etat sénégalais, il pense qu’il n y a pas de solution financière à une crise financière, car ce serait contraire à l’histoire des crises. En effet, Maitre Wade a tenté d’expliquer l’origine de la crise en indexant la faillite de la gouvernance mondiale. Il soutient que la crise africaine n’est qu’un aspect de la crise de la gouvernance mondiale qui, selon lui, commence par la gouvernance financière monétaire car le monde repose sur un système monétaire international. Ce problème se pose aussi au niveau des institutions mondiales. C’est la raison pour laquelle, il a formulé deux propositions au Fonds Monétaire International (FMI). La première est de modifier le système de quota des fonds basés sur les richesses des pays qui selon lui, n’est pas démocratique. Il propose une distribution des quotas en fonction des besoins pour permettre aux pays pauvres, qu’il appelle « candidats à l’émergence », de se redresser. La deuxième est de créer des droits de tirage spéciaux pour l’Afrique, c'est-à-dire donner à l’Afrique de nouveaux moyens de paiement. Il préconise, en outre, à la Banque Mondiale de s’africaniser davantage et de procéder à une décentralisation de certaines de leurs structures en Afrique ayant des capacités de décision, afin que l’Afrique puisse sortir de la crise. Le Président Wade s’est dit favorable à la réglementation du système boursier et à la garantie par les bons du trésor, mais aussi à l’appui des infrastructures car ce sont ces dernières qui sont les axes et les piliers du développement d’un pays.
Le Président burkinabé, Blaise Compaoré, a quand à lui, évoqué le rôle de la BAD face à la crise qui selon lui doit être le soutien à la croissance, le financement des groupes vulnérables, le soutien au secteur privé, l’aide et assistance au système du commerce. « La crise financière ne doit pas être vue comme une fatalité en Afrique car le continent regorge d’énormes potentialités telles que les matières premières qui peuvent influer sur les flux des capitaux », a conclu le Président du Burkina Faso.
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Réactions des internautes
Dimanche 17 Mai 2009, 14:17
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c' bien les fiy j'aime bien votre article sa ma permi de comprendre bocou de choz il fo continuer sur cette lancé
c tré bienRépondre -
Mardi 19 Mai 2009, 00:11
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← Re: c' bien les fiy j'aime bien votre article sa ma permi de comprendre bocou de choz il fo continuer sur cette lancé
Un grand merci à toi Man pour tes encouragements!!!! C'était un défi qui nous avait été lancé et que nous devions relever impérativement...Répondre -