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L’enracinement par la danse rituelle
Samedi 11/09/2010 | Posté par Papa Ismaila KEITA
Une culture au cachet particulier dans l’espace sénégalais. C’est pourquoi le colonisateur a cherché à situer l’origine des Bassari au Togo. Aujourd’hui, les jeunes s’en insurgent. Ils veulent surtout préserver leurs coutumes, d’autant que les religions révélées y gagnent du terrain
LES CLASSES D’ÂGESSous une chaleur accablante, quelques jeunes sont assis à même le sol, attendant le début de la cérémonie. Tout juste à l’entrée de l’enceinte où doit se dérouler les festivités, deux jeunes filles en sueur, d’une dizaine d’années, jouent tant bien que mal leur rôle d’hôtesses. La démarche nonchalante, elles vous accueillent et vous accompagnent jusqu’à une place inoccupée.
Les autorités présentes, quant à elles sont parquées, sous une tente. Pendant ce temps, l’animateur
s’affaire aux derniers réglages de la sono. Mais c’est sans compter avec le groupe électrogène. Il ne
cesse de lui jouer des tours. Après quelques conciliabules, il finit par se rabattre sur un autre groupe que son compère a vite fait d’aller chercher dans un village voisin, à moto.
Derrière la tente, une salle est entièrement réservée aux jeunes. Ils doivent assurer le spectacle dans quelques minutes. À l’intérieur, ils répètent la prestation du jour, pour éviter toute fausse note. «Chaque village Bassari doit envoyer quatre garçons et quatre filles pour le spectacle», indique Pierre Bonang, responsable des jeunes. La danse à exécuter porte le nom de «Eyouck». Elle doit normalement être tous les six ans, mais cette année, on a dérogé à la règle, en raison de la journée culturelle, précise-t-il tout en haranguant les danseurs, apparemment surexcités. Cette danse, au-delà de sa valeur symbolique, n’est effectuée que par la classe d’âge des «Opalouck», c’est-à-dire ceux qui ont déjà connu la case des hommes, après avoir franchi la classe d’âge des «Odouck», renseigne toujours Pierre. Ils ont entre quinze et dix-huit ans. Toute autre personne qui viole les règles s’expose à des sanctions de la part de ses aînés.
La société Bassari est divisée en plusieurs classes d’âges. Il y a les «Odouck» ceux qui viennent de sortir fraîchement de la case des circoncis, après six ans de formation, les «Opalouck» qui sont les hommes à tout faire dans la société Bassari; les manoeuvres en quelque sorte. Les «Odia», eux, sont chargés de tout ce qui est lié aux questions funéraires pendant les deuils. Ensuite, il y a les «Okouteck», ceux qui ont acquis une certaine maturité, et enfin les «Opidor». Cette classe d’âge clôt le cycle de la formation. C’est le stade suprême chez les Bassari.
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Réactions des internautes
Dimanche 12 Septembre 2010, 09:44
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Dakar blog
Hi, nice blog, although i'm not to good in French :)Répondre -