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L’Etat veut réguler la floraison des écoles privées

Jeudi 19/05/2011 | Posté par Papa Keita

Pour réguler la floraison des écoles de formation, le Premier ministre a annoncé des réformes visant à veiller sur la qualité de l’enseignement supérieur. Selon lui, il n’est pas question de laisser n’importe qui dispenser des enseignements dans le supérieur.

La floraison des écoles de formation, qui poussent comme des champignons inquiète. Et la qualité de l’enseignement qu’elles dispensent aux étudiants encore plus. C’est ce qui a poussé Mansour Kama, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) à mettre les pieds dans le plat. A l’occasion du forum Entreprise-Ecole, il a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités pour réguler le secteur de l’enseignement supérieur. 

 

Selon lui, il n’est pas normal de laisser le champ libre à n’importe quel opérateur pour ouvrir une école sans que les pouvoirs publics n’aient un droit de regard sur ce qui se fait dans ces officines. Comme pour faire écho aux préoccupations du président de la Cnes, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a annoncé que des mesures sont envisagées pour réguler le secteur.


Ainsi, fait-il savoir, le gouvernement est en train de préparer un texte pour organiser l’enseignement supérieur. Dévoilant le contenu de la réforme, il a estimé que dorénavant, seules les écoles qui répondront aux critères définis par l’Etat, pourront bénéficier de subventions. En effet, pour Souleymane Ndéné Ndiaye, on ne peut pas compter sur des maîtrisards sortis fraîchement de l’université pour dispenser des cours dans les écoles de formation. Selon lui, il faut des capacités, des diplômes supplémentaires pour enseigner dans le cycle supérieur

 

Mieux encore, poursuit-il, l’accent sera mis sur les besoins du marché de l’emploi. Plus question de former à l’emporte-pièce. « Une chose est de former, mais le plus important est de les insérer dans une entreprise », note le Premier ministre. Avant d’ajouter : « Les écoles de formation doivent veiller à l’adéquation de la formation aux besoins de l’entreprise.

Toujours dans le même sillage, Souleymane Ndéné Ndiaye a annoncé une réforme visant à permettre aux diplômés de l’enseignement supérieur privé de participer au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (Ena) au même titre que les diplômés des universités publiques. Selon lui, le gouvernement n’a pas volontairement fermé les portes d’accès dans les écoles de formation comme l’Ecole nationale d’administration, mais dans ces écoles, il y a une planification de la formation qui est faite.

 

Papa Keita -