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L’éternel problème des marchands ambulants de Dakar (3)
Mercredi 25/11/2009 | Posté par aida dia
Le loyer plus ou moins élevé des centres commerciaux n’est pas pour faciliter la tâche aux marchands ambulants qui ne peuvent pas toujours payer les sommes "exorbitantes" qu’on leur demande.
"Si tu demandes à quelqu’un de quitter un endroit, ou d’abandonner un travail, il faut l’orienter ailleurs. Les autorités doivent savoir que nous ne pouvons pas payer la somme que les propriétaires des centres commerciaux demandent", explique Mor Niang. "Quand bien même louent-ils leurs cantines, ils exigent 450000 FCFA (686,021euros ) de caution, où va-t-on trouver cette somme alors que nos marchandises réunies ne valent pas la moitié ? ", s’interroge Mor Niang, moqueur.
"Si tu demandes à quelqu’un de quitter un endroit, ou d’abandonner un travail, il faut l’orienter ailleurs. Les autorités doivent savoir que nous ne pouvons pas payer la somme que les propriétaires des centres commerciaux demandent", explique Mor Niang. "Quand bien même louent-ils leurs cantines, ils exigent 450000 FCFA (686,021euros ) de caution, où va-t-on trouver cette somme alors que nos marchandises réunies ne valent pas la moitié ? ", s’interroge Mor Niang, moqueur.
En effet, le loyer d'une cantine dans les environs de Sandaga oscille de 100000 FCFA ( 152,449 euros) pour la pièce de 1 mètre carré à 200000 FCFA( 304,898euros) la pièce de 2 mètre carré alors que dans la rue, les "ambulants" paient seulement 150 FCFA (0,228 euros) de taxes par jour à la mairie. Soit un montant de 4500FCFA le mois (6,86 euros). Selon les marchands ambulants, il faudrait que les autorités locales leur créent des facilités pour leur permettre de prendre des cantines et abandonner la rue.
"S’ils construisent des cantines et cassent les prix jusqu’à 25000 FCFA (38,11 euros). nous pourrons les prendre et le problème serait à moitié résolu", déclare Ndiaga. Mais tout n’est pas aussi simple qu’il le pense. La résolution du problème bute sur le non suivi des mesures initiées par les autorités municipales sortantes, l’absence d’estimations exactes sur le nombre de vendeurs ambulants dans Dakar, et le désaccord entre les groupements de marchands ambulants. Concernant par exemple l’aménagement d’espaces marchandes à Colobane derrière la permanence du parti socialiste, l’adjoint au maire chargé du dossier des marchands ambulants, Pape Seck affirme : "ce sont des choses dont j’ai entendu parlé mais je n’ai pas trouvé les procès verbaux à ma prise de fonction".
Après les émeutes des marchands ambulants de novembre 2007, les autorités municipales de l’époque avaient en effet émis l’idée de dégager des espaces marchands sous forme de cerf-volants derrière la permanence du parti socialiste sis à Colobane et à Petersen. Les deux groupements de marchands ambulants à savoir la SYMAD (synergie des marchands ambulants pour le développement) et le FOMAT (Fédération des marchands ambulants tabliers) réclament d’ailleurs ces sites mais ne s’entendent pas sur la manière de les aménager. Si pour le président de la FOMAD, des cantines à loyer modéré (25000 FCFA) devraient y être construites, le président de la SYMAD pense que les marchands ambulants ne pourront pas payer assidûment cette somme. Il considère par ailleurs que les cerfs-volants sont trop austères et plaide pour l’aménagement d’espaces marchands libres. Pape Seck, premier adjoint au maire de Dakar chargé de ce dossier précise cependant que la mairie de Dakar ne détient que 33% du site de Petersen. "Le reste appartient à l’Etat du Sénégal" dit-il.
Aida Dia
aida dia -
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Par Anonyme