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L’Hoggy souffre d’un déficit de recettes
Mercredi 23/02/2011 | Posté par Mamadou Sane
Faute de recettes suffisantes, l’Hôpital général de Grand-Yoff tarde à payer ses contractuels. La seule solution pour l’établissement reste la subvention annuelle allouée par l’Etat. Pour le moment, le personnel attend de voir la couleur de cet argent.
Les contractuels de l’Hoggy devraient retrouver le sourire cette semaine. Sans leur paye du mois de janvier, ils devraient rentrer dans leur fonds avec la subvention annuelle que doit percevoir l’hôpital. « Cette situation concerne des contractuels de l’hôpital. Cela est dû au fait que nous rencontrons présentement un problème de trésorerie dû au retard dans la procédure de réception de la subvention annuelle de l’Etat», explique Tom Guèye, le chargé de la communication de l’hôpital, qui estime que l’essentiel des hôpitaux du pays reste confronté à ce même problème.Il regrette le fait que les recettes générées par l’hôpital ne suffisent plus à payer le personnel médical à chaque fin de mois. Du coup, il est de plus en plus déserté par les principaux patients solvables qui le fréquentaient au profit d’autres structures sanitaires. « Nous sommes en manque de patients car la fréquentation est en baisse constante. Avec les nombreuses grèves que nous connaissons, les patients préfèrent aller se faire soigner ailleurs. Ce qui fait un énorme manque à gagner pour la trésorerie», regrette-t-il. Aujourd’hui, l’Hoggy compte sur la perception très prochaine de la subvention annuelle qui lui est octroyée pour payer son personnel contractuel. Tom Guèye assure que tout devrait rentrer dans l’ordre cette semaine avec la subvention qui s’élevait à 1.400.000.000 FCFA l’année dernière.
Pour Lamine Ndiaye directeur des ressources humaines de l’Hoggy, cette « quasi paralysie » de l’établissement s’explique par « les actions d’un groupuscule qui se réclame du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale et qui entraîne avec lui une vingtaine de contractuels dans sa lutte personnel pour le pouvoir ». « Ce groupe de personnes tiennent en otage l’hôpital en faisant véhiculer des mouvements de grève par la presse. Du coup, nous avons perdu plus de 1000 patients très solvables du pays et de la sous région qui se rabattent sur les cliniques alors que 90% de notre personnel travaille », poursuit-t-il. Considéré comme « une référence et un exemple par son mode de fonctionnement pour de nombreux établissement sanitaire », selon son directeur des ressources humaines, l’Hoggy souffre aujourd’hui d’un déficit de service et d’une fuite des cerveaux au profit d’autres structures sanitaires, révèle Lamine Ndiaye.
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Par Anonyme