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L’indice Ibrahim, c’est quoi ?
Jeudi 14/10/2010 | Posté par Mamadou Sane
Présenté au Sénégal le 04 octobre dernier, l’indice Ibrahim est un indicateur permettant de mesurer les performances de la gouvernance en Afrique où le Sénégal occupe la 12e place sur les 53 pays que compte le continent.
L'indice Ibrahim est la principale évaluation de la gouvernance en Afrique. Il a été mis en place pour informer et responsabiliser les citoyens du continent ainsi que soutenir les gouvernements, les parlements et la société civile dans leurs efforts pour évaluer les progrès de la gouvernance en Afrique.
Le Sénégal à la 12e place
Le Sénégal est classé 12e sur 53 pays que compte le continent africain. Il obtient un score de 57 pour la qualité de la gouvernance en 2008-2009. Il réalise du coup un score supérieur à la moyenne régionale de l’Afrique de l’Ouest qui est de 50. Son score est aussi supérieur à la moyenne du continent qui est de 49. Les indicateurs de gouvernance mesurés par l’indice Ibrahim sont groupés en quatre catégories générales (elles-mêmes constituées de sous-catégories). Il s'agit de la « sécurité et souveraineté du droit », « participation et droits de l’Homme », « développement économique durable » et « développement humain ».
Recul de la démocratie
Les performances de la gouvernance en Afrique s’améliorent dans les domaines du développement économique et du développement humain, mais souffrent d’un recul démocratique. «L’Indice Ibrahim 2010 nous offre une image mitigée des progrès récents de la gouvernance sur le continent. Alors que de nombreux citoyens africains sont en meilleur santé et bénéficient mieux du développement économique qu’il y a cinq ans, un grand nombre d’entre eux vit dans un environnement moins sûr et ont vu leurs droits politiques s’affaiblir », indique Mo Ibrahim, fondateur et président de la Fondation.
«Nous devons nous assurer que l’aspect politique de la gouvernance en Afrique n’est pas négligé. De nombreux exemples dans le monde nous ont appris que les écarts entre la gouvernance politique et la gestion de l’économie ne peuvent perdurer durablement. Si l’Afrique doit continuer sur la voie du progrès, nous devons porter une attention
plus grande aux droits et à la sécurité de nos citoyens», assure pour sa part Salim Ahmed Salim, membre du Conseil d’administration de la Fondation et ancien Secrétaire général de l’Organisation de l'Unité Africaine, actuelle Union Africaine.
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Par Anonyme