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L’initiative privée, remède contre le chômage

Dimanche 26/12/2010 | Posté par Papa Keita

La semaine nationale de l’entreprenariat a été l’occasion pour la directrice de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Marie Thérèse Diédhiou d’appeler les jeunes à croire en eux en développant des initiatives privées pour lutter contre le chômage.

Aujourd’hui, la réalité est que l’Etat providence a disparu. Aucun gouvernement du monde quel qu’il soit n’a plus les moyens de recruter tous les jeunes diplômés . Et l’alternative à la lutte contre le chômage chronique, c’est l’entreprenariat.

Et dans le cadre de la semaine nationale de l’entreprenariat, la directrice de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Marie Thérèse Diédhiou, entend selon elle, semer les graines de l’initiative privée chez les jeunes futurs diplômés. Afin qu’ils ne lient plus leur sort à une quelconque assistance de l’Etat.

Outre les jeunes instruits, cette semaine de sensibilisation a aussi pour cible les marchands ambulants. Et tous les jeunes qui évoluent dans les petits métiers. «La particularité du Sénégal, c’est que nous avons un secteur informel dense et dynamique, il y a énormément de jeunes issus du milieu rural qui viennent à Dakar pour se lancer dans de petits métiers. Nous voulons agir aussi auprès d’eux pour leur faire comprendre qu’ils peuvent devenir de vrais entrepreneurs, qu’ils peuvent devenir riches, relève Marie Thérèse Diédhiou. Pour cela, poursuit-elle, Il faut les inciter à sortir de l’informel pour construire des projets en béton.

Organisée en partenariat avec les collectivités locales, l’administration décentralisée, les acteurs locaux et structures d’appui, la semaine nationale de l’entrepreneuriat va à la rencontre de porteurs de projets et entrepreneurs. Elle se veut également "un pôle d’expertise et de conseils avec des spécialistes de l’entrepreneuriat et de l’entreprise locale".

Mais qui dit entreprenariat dit financement. Et la plupart des jeunes manquent de financement une fois qu’ils ont ficelé leurs projets. Pour la directrice de l’Adepme, des améliorations sont en train d’être apportées dans ce sens. «Dans le dispositif, il  y a un fonds de garantie qui a été mis sur place. Le Fonds de promotion économique (Fpe) va être transformé en banque des Pme. Et les taux seront préférentiels. Ils ne seront pas ceux réclamés par les banques commerciales. Ils seront de 5,5% environ», soutient-elle. En plus, poursuit-elle, il y aura également un fonds logé au Ministère de l’Entreprenariat Féminin et de la Micro-finance pour accompagner les jeunes promoteurs.

Cette manne financière permettra aux jeunes, surtout les filles, qui évoluent dans la sphère de la couture et dans les salons de coiffure de décoller. «Il faut que les jeunes soient outillés mentalement et psychologiquement pour aller vers l’entreprenariat», plaide Marie Thérèse Diédhiou.

A côté des banques qui rechignent à mettre leurs billes pour accompagner les projets naissants, un grand problème menace l’entreprenariat, c’est l’absence de «capital risquer». C’est-à dire, de bonnes volontés ayant suffisamment de moyens et souhaitant miser sur de micro-projet. Tout en sachant que le nouveau peut être un mort-né.

«Ce qui nous manque, c’est les «capital risquer».  Il nous faut des gens qui croient aux jeunes en acceptant de les accompagner dans leur aventure», implore-t-elle.

Papa Keita -