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La Banque Mondiale se défend face aux critiques
Samedi 09/05/2009 | Posté par Papa Keita
A quelques jours des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement, les étudiants blogueurs ont été initiés à l’école de la Banque Mondiale pour mieux les familiariser avec la mère des banques, mais aussi pour dissiper les vieux malentendus, dans son action vis-à-vis des pays africains.
En marge des Assemblée Annuelles de la Banque africaine de développement du 10 au 14 mars 2009 à Dakar, les blogueurs ont été initiés au fonctionnement de la prestigieuse Banque mondiale. Pour mener les débats, l’institution n’a pas fait appel à un de ses économistes, mais plutôt à son chargé de la communication Mademba Ndiaye, qui est par ailleurs un ancien du CESTI, l'école de journalime qui héberge ce blog. Quoi de plus normal qu'un chargé de com' pour vendre l’image d’une institution dont le timbre-poste, dans les masses populaires est plus qu’écorné !
Mademba Ndiaye, en guise d’entrée en matière, pose à la dizaine d'étudiants blogueurs présents dans la salle une question à haut risque : que pensez-vous de la Banque Mondiale ? Chacun y va de ses réponses, parfois franchement sarcastiques. Mamadou, le monsieur rugby du blog, de sa voix grave, a cette réponse : « eh bien, la Banque mondiale est une caisse, qui vient en aide aux pays, qui en ont le plus besoin ».
Tandis que Youssouph sort du bois et flingue la Banque Mondiale à coup d’arguments tiers-mondistes. Pour qui connaît bien notre homme tout terrain, quand il appuie sur la gâchette, c’est pour atteindre sa cible. A ses yeux, la dite Banque est à l’origine du surendettement surréaliste de la grande majorité des pays africains. Qui les place dans une dépendance sans précédent face à leurs bailleurs de fonds.
De son côté, Abdoulaye puise sa réflexion dans le marxisme. Pour lui, la Banque Mondiale n’est que la continuation de l’exploitation des riches contre les pauvres. Sous une nouvelle forme: l’opposition Nord-Sud. Mademba Ndiaye, mi-ironique mi-narquois, fait remarquer aux étudiants, qu’il est de leur avis. Mais non sans préciser, qu’au-delà de tous les reproches qu’on peut lui faire, la Banque Mondiale n’est pas le diable en personne. Pour preuve, il étale sur la table un certain nombre de réalisations à l’actif de l'institution. Avec dans le viseur les Objectifs du millénaire pour le développement, la Banque Mondiale veut avant tout promouvoir le développement durable, la réduction de la pauvreté et lutter contre la mortalité maternelle, ainsi que permettre l’accès à l’éducation pour tous, entre autres objectifs.
En Afrique, rappelle Mademba, soudain grave, l’espérance de vie est de 50 ans, le taux d’alphabétisation avoisine les 60% et 22 millions de personnes meurent du SIDA. Voila autant de chantiers que la Banque prend, selon lui, à bras le corps depuis son installation au Sénégal. A cela, s’ajoute le cancer de la corruption qui gangrène l’économie des pays africains. La lutte contre ce fléau est l’une des priorités de l’institution. Mais avec quelles mesures ? En soumettant les dirigeants, au rituel de la déclaration de patrimoine, à chaque prise de fonctions dans les sphères étatiques. Pour cela, la Banque Mondiale compte beaucoup sur le dévoleppement de la presse pour épingler les mauvais élèves.
Concernant le mauvais procès fait à la Banque Mondiale sur la lourdeur des conditionnalités faites aux Etats lors des prêts, Mademba Ndiaye rétorque, qu’il n’en est absolument rien. Ce sont les Etats qui font eux-mêmes, leurs choix économiques et non la Banque Mondiale, à leur place. Elle a plutôt un rôle de veille et de conseil vis-à-vis des Etats, en partenariat avec le FMI (Fonds Monétaire International).
Pour finir, le chargé de la communication de la Banque dira que l’institution, c’est nous tous : chacun pris individuellement dans notre plus grande diversité de race, de couleur, de sexe, etc... Encore qu’elle se doit d’être plus humaine pour rentrer dans les bonnes grâces de ses détracteurs blogueurs. Sacré défi !
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Réactions des internautes
Samedi 9 Mai 2009, 18:39
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Les bai_lleurs de fonds sont la source des maux que nous autres africvains vivons.Répondre -
Jeudi 14 Mai 2009, 19:34
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J ia ete ravi de retrouver les murs du Cesti et surtout cette generation d'etudiantes et d'etudiants qui ne se laissent pas imporessionner par un ancien - au propre comme au figure - de l'ecole !Répondre -
Samedi 16 Mai 2009, 12:07
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← Re:
Nous aussi C'est toujours un bonheur de recevoir des ainés de la profession.Répondre -