RUBRIQUE :
La croissance sous la menace de l’énergie
Dimanche 06/02/2011 | Posté par Papa Keita
Les prévisions de l’économie sénégalaise pour 2011 sont pour le moins optimistes. Puisqu’on entrevoit un taux de croissance de 4,4%. Mais, c’est comment l’atteindre qui pose problème avec les nombreuses coupures d’électricité.
Entre 2009 et 2010, le Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal a augmenté de 4%. Et si le redressement de l’économie mondiale poursuit sa tendance, il peut hausser pour atteindre 4,4% en 2011. Mais cette prévision pour optimiste qu’elle puisse être, est sujette à une condition : la stabilité dans le secteur énergétique. En effet, les coupures d’électricité affectent fortement l’économie sénégalaise. Et cela pourrait impacter sur sa croissance.
«Un des risques pour ne pas atteindre l’objectif de 4,4% en 2011, c’est évidemment la crise énergétique. Cela peut fortement affecter la croissance comme ce fut le cas en 2009», estime Mamadou Ndione, économiste chargé du Sénégal à la Banque mondiale.
Outre la crise énergétique au niveau local, poursuit-il, la pression du prix sur le pétrole au niveau mondial peut engendrer un autre cycle de mauvaise performance.
Revenant sur les raisons pour lesquelles, le Sénégal a redressé son économie, Mamadou Ndione signale que cela est dû principalement à l’accroissement des exportations, des investissements directs étrangers et des transferts de fonds des travailleurs migrants.
Selon lui, cette hausse du Produit intérieur brut (Pib) résulte aussi du fait que l’Etat du Sénégal a consacré énormément de ressources au financement de plusieurs grands projets d’infrastructures, notamment le nouvel aéroport de Diass. «Si on compare 2009 et 2010, on voit que certaines difficultés auxquelles l’économie était confrontée en 2009 n’ont pas existé en 2010. En 2010, les exportations du Sénégal n’ont pas été touchées par le ralentissement né de la crise économique et financière», analyse Mamadou Ndione au cours d’une vidéoconférence sur les «Perspectives de l’économie mondiale en 2011». En plus, fait-il savoir, la baisse du nombre de touristes entrés au Sénégal en 2009 a été contenue en 2010.
Mais les facteurs qui ont sans doute le plus favorisé l’atteinte de ces 4% en 2010, sont les efforts consentis dans la gestion de la dette intérieure. Celle-ci avait fortement plombé les entreprises, qui courraient derrière leurs créances. «En 2009, il y a eu les arriérés de paiement aux entreprises. En 2010, ce problème était presque entièrement résolu», explique Mamadou Ndione.
Autre secteur qui s’est amélioré, l’agriculture. En effet, il faut souligner que la production agricole a bénéficié des conditions climatiques favorables. Surtout ces dernières années où il a beaucoup plu.
Toutefois, l’économiste a tenu à faire savoir que le Sénégal n’a pas pu complètement bénéficier du redressement de l’amélioration de l’économie mondiale et de l’amélioration de ses finances publiques.
Commenter l'article


Réactions des internautes
Lundi 7 Février 2011, 09:42
Signaler un abus
Il est utile de croiser les informations, d'avoir des sources différentes. On dirait que ce post est un communiqué de presse de la BM... Bien qu'il y ait des experts compétents parmi son personnel, ne savez vous pas que la Banque Mondiale est loin d'être neutre et indépendante? Sans parler du fait d'utiliser le logo de la Banque Mondiale pour illustrer l'article! Bref, bof...Répondre -