Dakar Bondy Blog Dakar Bondy Blog Neuilly Bondy Blog Lausanne Bondy Blog Business Bondy Blog Bondy Blog Lyon Bondy Blog Marseille Bondy Blog

RUBRIQUE :

« La liberté de la presse existe au Burkina »

Vendredi 05/12/2008 | Posté par Ousmane Diop

En marge de la 5ème édition des Universités Africaines de la Communication (UACO), le Dakar Bondy Blog a rencontré Monsieur Jean-Paul Konseibo, qui fait partie de la 10ème promotion du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information de Dakar et qui est aujourd’hui Directeur Général du quotidien national d’informations générales Sidwaya

Selon vous, quelle est l’importance des UACO ? Les UACO constituent des occasions pour les professionnels africains de se rencontrer une fois par an pour débattre sur les questions de la profession. Cela permettra à chaque journaliste, à son retour dans son pays, d’avoir une certaine connaissance de ce qui se passe dans les autres pays et je pense que c’est une belle occasion pour se rencontrer et échanger.

Quelle est la différence entre l’édition de cette année et les précédentes ? C’est d’abord un élargissement du cadre parce que cette année on a choisi de faire cela dans un amphithéâtre au lieu d’un hôtel comme les années passées. On a aussi invité beaucoup de professionnels, africains notamment, y compris des correspondants régionaux qui sont au nombre de 45 du Burkina.

Que pensez-vous de la professionnalisation de la presse au Burkina Faso ?
Je pense que la presse burkinabé est de plus en plus professionnelle grâce à la formation. Nous avons en effet trois centres de formation, dont l’Université de Ouagadougou, l’Institut Supérieur des Sciences et Techniques de la Communication (ISTIC) et l’Institut Supérieur de l’Information et des Sciences (ISIS) et je crois que les étudiants qui en sortent amènent un plus au journalisme grâce à des connaissances beaucoup plus approfondies. C’est différent du passé ou des gens entraient dans le métier sans qualification. Mais, avec la carte professionnelle que le Burkina va adopter au cours de l’année 2009 et la convention collective, je pense que la presse va se professionnaliser de plus en plus.

Est-ce que vous pensez que la presse africaine en général est compétente comparativement à celle de l’occident ? Bon, je pense que la presse africaine est assez jeune par rapport à la presse française par exemple qui a une grande expérience derrière elle. La presse africaine manque de moyens si bien que l’on confond publicité et reportage pour avoir de l’argent. Mais, grâce à la formation, je pense que nous allons arriver petit à petit à corriger les dérives notées au cours de cette rencontre afin de répondre aux normes internationales.

Selon vous, la presse burkinabé est assez indépendante ? Oui, je pense que la liberté de la presse existe au Burkina car il y a un code de l’information qui définit le cadre juridique, avec un Conseil Supérieur de la Communication qui est là pour réguler. Mais, il faut savoir qu’il n’existe pas de liberté dans l’absolu. La liberté est relative en fonction des lois que tout le monde connait et quiconque s’en écarte doit être ramené à l’ordre. Mais à part cela, il n’y pas de censure ni quelqu’un pour taper sur les gens.

Ousmane Diop -