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Le centre Talibou Dabo souffre…sauve qui peut !
Lundi 02/11/2009 | Posté par René L. Fonséca
Voila une école qui accueille des enfants handicapés physiques, des déficients mentaux…mais qui aujourd’hui est oubliée des sénégalais - un grand nombre en tout cas - et des autorités.
Situé dans le quartier populaire de Grand-Yoff – banlieue dakaroise - à quelques encablures de l’hôpital et non loin du quartier de front de terre, le centre d’éducation et de rééducation pour enfants handicapés physiques Talibou Dabo est le seul établissement scolaire au Sénégal réservé aux enfants handicapés moteurs. Il doit son nom à un médecin capitaine de l’armée sénégalaise. Talibou Dabo (1948-1981) - mort dans un accident. L’initiateur est le professeur Idrissa Pouye, spécialiste en orthopédie et traumatologie. C’est à la vue d’enfants handicapés moteurs qui traînent dans les rues de Dakar qu’il a eu l’idée de créer cette structure. Ainsi, le centre fut construit en 1980 pour montrer que les enfants handicapés moteurs sont à même de faire un cursus scolaire normal et de réussir comme tout autre enfant. Cette institution a été inaugurée le 17 décembre 1981 par Abdou Diouf alors président de
Mais actuellement, le centre souffre d’énormes difficultés. Bâtiments vétustes, infrastructures en mauvais états, classes dans une situation de délabrement avancé à cause des fortes pluies, difficulté financière. Et la liste est loin d’être exhaustive. « Nous sommes vraiment fatigués vous savez. Les enfants travaillent dans de très mauvaises conditions » explique madame Dacosta. Ces enfants je les ai rencontrés. La plupart d’entre eux vivent avec une anomalie. Handicap physique, déficience intellectuelle pour ne citer que ceux là.
Ce jour là, j’ai assisté à une remise de don du mouvement pour la solidarité internationale, qui est venue au secours des enfants. Une bouffée d’oxygène pour le personnel du centre. Une soixantaine de chaises, une trentaine de tables, un lot de matériel technique de rééducation ultra sophistiqué et qui va permettre aux enfants de travailler dans des bonnes conditions. Un geste qui a été hautement apprécié. L’association envisage également de doter le centre d’un bloc opératoire; un geste qui vient à point nommé et ceci au grand bonheur des enfants. A qui le tour ? Qui des autorités se portera donc volontaire pour secourir ces enfants et leur centre ?
R. L. F
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Par Anonyme