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Le cinquantenaire de l’Ucad passé à la loupe.
Lundi 08/03/2010 | Posté par Papa Keita
La cérémonie de dédicace du livre du journaliste Mamadou Albert Sy, a été l’occasion pour les acteurs d’hier à aujourd’hui, de passer en revue les maux dont souffre cette institution.
16 h, un vent frais balaie les allées de l’Université de Dakar. Voila quelques jours qu’on pas connu ça. Après une partie de thé, je file directement à l’UCAD 2. Où doit se tenir la cérémonie de dédicace du livre du journaliste Mamadou Albert Sy intitulé : "Ucad cinquante ans après…Les mutations profondes de la communauté universitaire".
Sur place, une fourchette de personnalités ont déjà pris place. Le recteur de l’Université, Abdou Salam Sall, emmitouflé dans un grand boubou blanc bien amidonné, accompagnée de sa chargée de com, le recteur honoraire, Seydou Madany Sy, l’économiste Amady Ali Dieng et le modérateur Bouba Diop.
Parlant des motivations qui l’ont poussé a écrire le livre, l’auteur dit avoir constaté que l’histoire de cette institution n’a pas été suffisamment prise en charge par les universitaires.
"L’Ucad peut et doit relever le défi de réfléchir sur elle-même, sur ses rapports avec la société et sur ses perspectives pour qu’enfin, l’enseignement supérieur soit la sur priorité de notre système éducatif et de notre modèle de développement", signale-t-il. Comme pour dire qu’il appartient aux universitaires d’écrire leur propre histoire avant que d’autres ne le fassent à leur place. Dévoilant les bonnes feuilles de son livre, Mamadou Albert Sy, en est arrivé à la conclusion que l’Ucad a été transformée en ’’une jungle où les intérêts de groupes et des corporations dictent leur loi à la marche de l’institution paralysée par des pesanteurs internes insoupçonnées de l’opinion publique et des partenaires. Triste constat.
Mais pourquoi en est-on arrivé là ? Pourquoi ce déclin progressif de la pensée ? Pourquoi ce crépuscule des idoles comme parlait Nietzsche ? Chacun y va de ses explications pour dénouer le nœud.
La philosophe Aminatou Diaw Cissé croit savoir que la construction de la mosquée universitaire est un tournant décisif. Car, elle marque le passage d’une université contestataire à une université envahie par la religion.
L’économiste Amadou Aly Dieng parle lui, d’une jeunesse tenaillée par une terrible angoisse existentielle. Le souci premier des jeunes est de trouver un emploi, pas le meilleur emploi, a-t-il ironisé.
Selon le médiateur de l’université, Bouba Diop, les mots "cartouchards" et "maîtrisards" sont des lexiques qui n’existaient pas avant. Il a affirmé que le nombre de tricheries est "volumineux" à l’Ucad. "Aujourd’hui, la triche est devenue une industrie, surtout avec les sms."
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Par MG