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Le Congad en croisade contre la stigmatisation
Mercredi 30/03/2011 | Posté par Papa Keita
Le Conseil des Ong d’appui au développement (Congad), à travers le Réseau santé sida et population (Ressip), a tenu un atelier de lancement du projet « plaidoyer pour la réduction de la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le Vih et des groupes vulnérables ».
À ce propos, le président du Congad, Momar Talla Kâne, estime que sa structure et ses partenaires sont en train de forger et de développer un plaidoyer fort, pour que cette discrimination et cette stigmatisation disparaissent à jamais dans notre pays. Afin de moins impacter sur les efforts importants que le Sénégal fait pour éradiquer le Sida. « Ceci entre en droite ligne dans l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, d’autant plus que la lutte contre le Sida intervient dans tous les Omd », ajoute-t-il.
Le projet, qui a démarré officiellement en Juillet 2010, s’étale sur une période de deux ans. Son coordonnateur, le Dr Lamine Sarr, a affirmé qu’il compte s’appuyer sur les leaders (responsables communautaires, chefs religieux, artistes...) pour mener à bien le projet. En effet, il a rappelé le rôle important joué par ces leaders dans les prises de décisions. « Dans leurs localités, ces personnes sont le plus souvent très écoutées et ont un leadership local. Si on arrive à les sensibiliser et à leur faire porter le plaidoyer, nous pourrons espérer que celui-ci fasse un effet au sein de la société », explique le Dr Sarr.
La collaboration entre le Ressip et l’Ancs contribuera ainsi à la lutte pour le maintien du taux de prévalence de la pandémie, estimé à 0,7 % de la population totale. Selon Magatte Mbodj Guèye, directrice exécutive de l’Ancs, « cette collaboration a permis non seulement de maintenir le taux de prévalence du Vih/Sida, mais aussi d’être sur la bonne voie dans la réalisation de l’accès universel aux services de prévention, de traitement de soin et soutien ».
Le projet-plaidoyer pour la réduction de la stigmatisation et de la discrimination des personnes vivant avec le Vih/Sida et des groupes vulnérables se déroulera sur deux phases. La première phase sera financée à hauteur de 58 millions FCfa pour une durée de deux ans. Pour la seconde phase, le coordonnateur renseigne qu’elle s’écoulera sur trois années, sans en préciser le coût exact.
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Par Anonyme