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Le cours magistral du Docteur
Mercredi 19/01/2011 | Posté par Mamadou Sane
Boubacar Camara, inspecteur général d’Etat et docteur en Droit, a prononcé vendredi, la 7e leçon inaugurale à l’Université Cheikh Anta Diop, sur le thème : « Mieux servir l’Etat : grandeurs et exigences », en présence de nombreuses personnalités.
Après le juge Kéba Mbaye et Henry Dacoury Tabley, gouverneur de la Bceao, Boubacar Camara est la troisième personnalité non universitaire à prononcer une leçon inaugurale à l’amphithéâtre de l’Ucad II, archibondé pour l’occasion. L’invité de cette nouvelle année académique de la communauté universitaire est connu pour avoir été directeur de la douane pendant quatre ans et servi pendant de longues années au Port autonome de Dakar, sans oublier ses connaissances en droit, en culture d’Etat et aux valeurs morales. L’inspecteur général d’Etat a satisfait le Conseil restreint de l’Ucad dont fait partie Mme Eugénie Rokhaya Aw Ndiaye, très charismatique dans sa jolie robe du jour.Le sens de l’Etat selon M. Camara
Dans sa leçon, Boubacar Camara, inspecteur général d’Etat a invité le gouvernement à insister à l’avenir sur la gestion de l’environnement physique et l’environnement des affaires pour une bonne marche du pays. L’ancien directeur général de la douane a soutenu, qu’il est nécessaire que l’Etat pense, dès maintenant, au contrôle de l’environnement à savoir les changements climatiques, qui constituent selon lui, une des principales préoccupations des Etats de nos jours. A cela s’ajoutent les inondations assez fréquentes, la pollution ainsi que d’autres catastrophes liées à l’évolution de l’environnement. « L’Etat a des rôles jusque-là insoupçonnés. Le secteur privé ne pouvant pas tout assurer, c’est l’Etat qui doit fournir le nécessaire. C’est pourquoi, j’invite aussi le gouvernement à se pencher sur l’assainissement de l’environnement des affaires dans notre pays pour attirer plus d’investisseurs étrangers », explique-t-il. Une occasion pour le professeur du jour de revenir sur ce sens de l’existence de l’Etat et de ses rôles fondamentaux dans la vie des citoyens au quotidien. « L’Etat qui certes, n’est pas palpable, est nécessaire dans la vie de chaque citoyen. Il est celui qui assure au quotidien les besoins essentiels de ce dernier. Il est plus que nécessaire dans notre monde d’aujourd’hui. C’est pourquoi, je ne crois pas à sa disparition un jour ». « Néanmoins, l’Etat ne doit pas non plus être une menace pour le citoyen même s’il se doit d’obéir à ses commandements et exigences », ajoute-t-il.
L’hommage de Youssou Ndour au « maître »
Parmi ces exigences nécessaires pour mieux servir l’Etat, le maître du jour a estimé indispensable que chacun de ses agents ait une claire conscience de son existence. C’est dit-il, la première exigence à satisfaire. Il doit aussi selon lui, savoir satisfaire la demande du citoyen, incarner les principes de la neutralité qui implique la non manifestation de ses aspirations religieuses, faire preuve de réserve par rapport à l’extériorisation des informations concernant l’Etat, qu’il est censé servir. Analysant la configuration politique de certains zones, Boubacar Camara fera savoir que cette notion d’Etat est en train de perdre de son sens et de sa souveraineté, notamment en Europe où existent des instances supranationales et puissantes. « Cette communauté d’Etats peut aboutir à des divergences entre l’Etat et ses citoyens parce que des problèmes leur concernant directement sont soumis à cette communauté pour résolution », estime-t-il. Auparavant, le maître du jour a eu droit à un hommage particulier. La star Youssou Ndour s’est saisi du micro pour lui dire, à sa façon ô combien il est fier de son parcours académique et professionnel. La cérémonie est clôturée par la signature du livre d’or, sous le feu des projecteurs des caméras et flash des journalistes, pour immortaliser le moment.
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Par Anonyme