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Le Fesman, quelle pagaille !
Mardi 21/12/2010 | Posté par Mamadou Barry
Décidemment rien ne se passe comme prévu dans ce tant vanté festival mondial des arts nègres. Il ne peut pas y avoir pire organisation que celle qui caractérise cet évènement. Les reports et les annulations se succèdent et chamboulent le programme initialement établi au grand désarroi du public. Et ce, même les touristes et occidentaux que l’on veut charmer n’en peuvent plus.
Certains s’en veulent d’avoir fait le déplacement parce que le festival est en train de prendre l’allure d’un carnaval. Que de la danse et peu de place pour la réflexion. Et pour preuve, ce ne sont que les réunions (table ronde, forum…) qui ont jusqu’ici fait l’objet de report ou d’annulation. Le calendrier du folklore, lui, est en train d’être parfaitement respecté.
Pagaille ? Oui. Ce n’est pas exagéré, c’est le terme qui convient pour le déroulement de cette rencontre de Dakar. Vendredi, nous nous sommes rendus au monument de la renaissance africaine pour assister et couvrir naturellement en tant que journaliste, une table ronde sur la littérature de la Diaspora Américaine africaine… qui devrait se tenir à 16h (heure locale) mais le rendez- vous était à l’image des autres. Simplement annulé !
D’ailleurs, une fois au pied du monument, nous avons cherché en vain quelqu’un qui pourrait nous informer. Mais, impossible d’en trouver un seul et nous nous sommes dirigés vers les hommes de tenue, la haut, à qui nous avons gentiment demandé des renseignements sur la tenue de la rencontre. Et devinez la réponse : « je ne sais pas, vas demander en bas ».
Après avoir effectué quelques montées et descentes, ce qui est véritable parcours de combattant puisque les marches vers le sommet sont interminables, nous n’avons pas pu trouver des renseignements et d’ailleurs, l’heure était déjà passée. Nous avons qu’à même pu nous faire des amis toubabs avec qui nous avons joué les guides. Nous nous sommes livrés à une partie de culture générale sur les différents drapeaux africains qui flottent devant le monument.
Quelques instants, après avoir fait connaissance, nos désormais amis nous font savoir qu’ils sont venus pour la table ronde qui n’a finalement pas eu lieu. Voici l’impression d’Eric Gérard, le plus âgé du groupe : «Nous sommes arrivés il ya quelque jours de la Côte d’ivoire avec climat socio- politique qui y règne. J’ai trouvé l’idée du Festival Mondial des Arts Nègres très géniale, mais il y a un véritable problème d’organisation. Ils (les organisateurs ndlr) prétendent avoir un agenda quotidien pour palier le calendrier initial qu’ils ne respectent pas. Hier, mes collègues se sont rendus au Méridien pour un rendez- vous qui n’a jamais eu lieu. Aujourd’hui, nous voici au monument pour une table ronde qui a n’a pas eu lieu non plus. Donc, à priori il y a gros un souci d’organisation, ce peut être évitable pour ce genre d’événement. C’est dommage ! ».
Ayant fait le tour de l’infrastructure, Gérard a eu sa réaction : « Les communistes n’auraient pas fait mieux. Sur le pan esthétique, c’est stalinien, monstrueux, absolument pas élégant et lourd. Staline avait ce genre de monument pour personnaliser son autorité ». Son compagnon, lui, est moins critique : « c’est la couleur que je trouve bizarre, mais je trouve que c’est bien que d’avoir un symbole d’identification comme c’est le cas de la statue de la liberté aux Etats- Unis ou encore la Tour Eiffel en France ».
Mamadou Barry et Daouda
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Par Anonyme