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Le journalisme en langues nationales à l'heure du professionnalisme
Vendredi 05/12/2008 | Posté par Ousmane Diop
Les langues nationales occupent une certaine place dans le paysage médiatique. Un panel, au cours des 5emes Universités africaines de la Communication de Ouagadougou, a permis de débattre des problématiques concernant les journalistes évoluant dans ces langues
Au cours du troisième jour de discussions, les acteurs n’ont pas tardé à entrer dans le vif du sujet : " Le professionnalisme des journalistes exerçant en langues nationales". Ouvrant les échanges, le premier des cinq conférenciers présents dira que « la communication pour l’information est aussi vieille que le monde et la fatalité », avant d’ajouter que les professionnels évoluant dans ce milieu ont besoin d’une bonne formation à l’instar de leurs homologues exerçant en français. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner que ces journalistes, afin de bien faire leur travail et de s’améliorer davantage, ne doivent pas être laissés en rade et qu’ils doivent être mis dans de bonnes conditions.
Monsieur Lamine Sanogo déplorera la discrimination faite à l’égard des journalistes en langues nationales qui, déclare-t-il, « ne sont pas acceptés dans les conférences de presse ». Ce qui, d’après son jugement, va en l’encontre de la réalité du paysage médiatique burkinabé au moment où un quotidien en langues nationales comme "Labali" compte 3600 abonnés sur l’ensemble du territoire national. Il va même plus loin, estimant que « ce sont les journalistes exerçant en français qui décident à la place de leurs confrères en langues nationales concernant ce que ces derniers doivent faire ».
Tous les autres conférenciers et les différents participants, à l’unisson, diront que « les journalistes en langues nationales souffrent d’un manque notoire de formation ». Et, pour remédier à cela, ils ont proposé l’alphabétisation comme une solution pour le renforcement des capacités de ces derniers. Concernant l’alphabétisation, Monsieur Lamine Sanogo nous informera que le taux d’alphabétisation, au Burkina Faso, est de 28,4% pour un total de 24 langues nationales dont 7 utilisées dans le journalisme.
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Réactions des internautes
Lundi 15 Décembre 2008, 23:31
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FRANCAIS
il existe quelques langues internationales dont encore le français.il est préférable pour le Burkina Faso d'axer tout son effort sur la maîtrise du français étant donné ses moyens limités.
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