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Le « ngalakh » du Vendredi Saint
Vendredi 10/04/2009 | Posté par René L. Fonséca
Le Vendredi Saint est le jour le plus important du Christianisme. Au Sénégal, "le ngalakh", plat traditionnel, occupe lui aussi une place très importante au coeur de cette solennité
Après quarante jours de jeûne et d’abstinence, les catholiques célèbrent le Triduum Pascal- jeudi, vendredi, samedi Saint- qui annonce la fête de Pâques. Au Sénégal, une tradition est de mise le jour du Vendredi Saint : le rite du "ngalakh". Selon l’Abbé Jacques Seck, le "ngalakh" est une vieille tradition qui remonte à l’origine de l’Eglise sénégalaise, et qui nous vient de Saint-Louis (270 km au nord de Dakar). « On dit que le vendredi Saint est un jour où on doit manger le moins possible pour ne pas dire de jeûner. A l’époque, on l’appelait le "coffay", c’était de la bouillie et du lait que l’on mettait à côté et que l’on pouvait prendre en cas de faim », m’a-t-il expliqué. Et, c’est ce plat qui plus tard deviendra le "ngalakh". Ce plat traditionnel est fait à base de couscous de mil, de pain de singe (le fruit du baobab) et de pâte d’arachide, le tout accompagné de quelques autres ingrédients optionnels comme les raisins secs, la noix de coco râpée, ou la fleur d’oranger. Ce plat sucré en fait saliver plus d’un.
Il est de tradition de partager ce repas : « Les chrétiens partagent cette collation avec leurs amis musulmans. », nous dit l’abbé Jacques Seck. Le "ngalakh" est une manière de renforcer cette cohabitation entre chrétiens et musulmans du Sénégal. Cette pratique du Vendredi Saint est un signe de partage et de charité : « une manière de communier avec les autres, notamment nos frères musulmans qui, eux aussi, lors de la fête du mouton partagent leur viande avec nous », complète l’abbé. Vendredi ou Samedi ? Le jour de la préparation du "ngalakh" a longtemps suscité des débats. Selon l’abbé Jacques Seck, le jour indiqué est le Vendredi Saint vu que c’est un jour symbolique. Mais, les prêtres préfèrent le samedi parce qu’ils ont peur que les femmes soient gagnées par la fatigue et n’aillent pas à la célébration de la messe du vendredi.
Concernant le sens du Vendredi Saint, l’abbé Jacques Seck signale aussi que c’est la fête la plus importante du Christianisme et non la Pâques comme le pense la plupart des chrétiens. En outre, il reste un jour assez symbolique pour ces derniers : « C’est le jour où Jésus a engagé sa vie d’amour et est mort sur la croix pour nous sauver. » Le Triduum Pascal prend fin ce samedi avec la veillée ou messe de minuit. Il annonce la fête de Pâques avec la résurrection du Christ.
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Réactions des internautes
Mercredi 6 Mai 2009, 08:23
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vraiment tu aime le ngualakh
slut rené tres bon tn papier du couragevisite ce blog et laisse tes commentaires
c'est la premier blog des TIC au senegal
www.senegalmedias.blogsot.com
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