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Le sucre se fait désirer à Dakar
Mercredi 18/05/2011 | Posté par Papa Keita
Depuis quelques temps le sucre manque à Dakar. Cela est dû à deux raisons : la hausse du cours sur le marché mondial et l’abandon des cultures de la canne à sucre au profit des biocarburants. Du côté des autorités, on annonce des mesures énergétiques pour venir à bout de la pénurie.
Depuis quelques temps, le sucre est devenu une denrée rare auprès des boutiquiers du coin. La raison de cette pénurie est toute simple. Le marché du sucre sur le plan mondial a été très sévèrement perturbé cette année. A l’origine de cette soudaine rareté du sucre, deux raisons sont avancées par le ministre du Commerce, Amadou Niang. La première est liée à l’énergie. Cela peut paraitre surréaliste, mais c’est la réalité. Ce qui a été constaté, c’est que beaucoup de fournisseurs de sucre ont de nos jours des préoccupations d’ordre énergétique. Cela c’est traduit manifestement par le sevrage des cultures telles que la canne à sucre et la betterave au profit des biocarburants.
De même, poursuit Amadou Niang, sur le marché mondial l’évolution de la production du sucre n’a pas été importante pour satisfaire la demande. Il s’en est suivi une hausse vertigineuse du niveau des cours du sucre. A preuve, l’an dernier le cours tournait autour de 400 euros la tonne (Ndlr : 260000FCfa). Un an plus tard, il tutoie 700 euros (Ndlr : 450.000FCfa). « Les prix ont presque doublé en un an », explique le ministre du Commerce. Conséquence : tous les pays se sont rués pour mettre la main sur les stocks restants. Au Sénégal, beaucoup d’importateurs ayant constaté les prix prendre l’ascenseur se sont tout bonnement rétractés. En lieu et place, ils sont allés s’approvisionner pour l’essentiel à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css).
Outre les importateurs, les industriels de la boisson et des biscuiteries ont aussi mis le grappin sur les stocks de la Css. C’est ce qui a fait qu’on constate des pénuries de sucre de temps en temps. Mais d’après la tutelle, les dispositions sont en train d’être prises pour inverser la tendance. « Nous sommes en train d’y faire face au jour le jour », note le ministre du Commerce accompagné du Directeur du commerce intérieur, Alioune Diouf. D’ailleurs la Css, informe-t-il, va entrer dans une autre phase de production à l’intersaison. « Dans quelques mois, cela va être un mauvais souvenir pour les consommateurs », rassure-t-il.
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Par Anonyme