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Les boulangers nous roulent encore dans la farine
Vendredi 17/09/2010 | Posté par Mamadou Sane
Désormais, le consommateur devra débourser 200F cfa (0.3 euros) pour avoir la baguette de pain. Les boulangers ont décidé «unilatéralement» de procéder à la hausse de ce composant essentiel du petit déjeuner.
Ce matin, en me rendant à la boutique de mon quartier me procurer du pain pour mon petit déjeuner ; ma surprise fut des plus grandes : le prix de la baguette a augmenté de 50FCFA. Il fallait alors logiquement débourser plus pour en avoir un bien tartiné de beurre comme je l’aime.
Deux minutes après, c’est une dame qui affiche le même étonnement après avoir appris la mauvaise nouvelle. Et je ne vous raconte rien en vous disant qu’elle a demandé des explications à ce virement tout soudain. «Ils devaient au moins avertir les gens à l’avance avant d’appliquer pareille décision», proteste-t-elle. «On m’a livré les baguettes ce matin en faisant savoir qu’elles reviennent désormais à 200FCfa. Je ne suis pas boulanger moi», rétorque le boutiquier. Suffisant pour qu’ils commencent à tartiner sur interminablement sur cette denrée très prisée. Il me fallait donc parcourir quelques journaux de la place pour savoir exactement la raison de ce coup de baguette sur la tête du consommateur sénégalais. Et voilà ce qu’ils nous apprennent.
Le poids de la baguette en sera augmenté
Voici les explications fournies par le comité lors de ce face-à-face avec les journalistes : «avec le ministère du Commerce, on ne nous a pas parlé de chiffres, mais plutôt de sentiments. Et on a jugé que cela était du dilatoire. En se basant uniquement sur la hausse de 6 000 francs sur le prix du sac de farine, il y a un impact de 24 francs parce que les 210 grammes devraient coûter 175 francs», explique le président de la fédération des boulangers. Ils sont d’avis qu’il est «plus judicieux» de ramener ce prix à 200 francs et d’augmenter le poids de 30 grammes.
Autres éléments justifiant cette nouvelle hausse : les intrants, à savoir le prix du diesel ainsi que la hausse des factures de l’électricité et aux délestages qui occasionnent l’utilisation de groupes électrogènes. Les boulangers restent en tout cas déterminés à aller jusqu’au bout. C’est donc, le consommateur qui va subir le coup de la baguette. «Nous ne sommes pas des hors-la-loi», rétorque Amadou Gaye.
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Par Anonyme