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Les Entrepreneurs subissent la foudre des environnementalistes
Vendredi 26/02/2010 | Posté par Mamadou Barry
Après une journée d’hier relativement calme, les verts ou du moins les partisans de l’environnement ont brisé le silence pour aborder les questions fâcheuses sur l’environnement.
Hier déjà, M. Mody Guiro, Secrétaire Général de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal, martelait : que les entreprises, dans leur volonté d’aider les populations locales, doivent tenir compte de leurs « réalités socio-cultuelles ». Elles doivent aussi « se conformer aux exigences locales en matière de respect de l’environnement », poursuivait-il.
Aujourd’hui, c’est au tour de la remuante directrice du CESTI de revenir sur la situation qui prévaut dans certaines localités du pays notamment dans le « pays Bassari », une localité du sud Est du Sénégal, où sont installées des entreprises d’extraction minière. Ayant séjourné l’année dernière dans ces villages avec ses étudiants journalistes, Mme Aw a dénoncé avec la dernière énergie la vulnérabilité des populations locales dûe au non respect de l’environnement qui provoque de graves problèmes sanitaires.
Parlant de la situation en Afrique, Mme la Directrice a estimé que l’extraction minière est la principale source des conflits, d’extermination communautaire, de santé de reproduction, des déplacements des populations, de la dégradation de l’environnement… Et la liste est loin d’être exhaustive selon elle. C’est en ce sens qu’elle a évoqué le cas du Libéria, du Congo, de la Sierra Léone, etc.
Dans cette même optique de dénonciation, l’ensemble des environnementalistes interpellent les chefs d’entreprises sur la montée du niveau de la mer. D’où l’importance de la protection des côtes sénégalaises et les menaces qui pèsent sur les populations qui y vivent. Ils invitent les entreprises à s’investir plus dans la réalisation de la grande muraille verte et dans les énergies renouvelables que fossiles.
M. Guèye, Directeur du Cabinet du bureau de mise à niveau, déplore les conditions de vie des riverains de la Baie de Hann, qui subissent de plein fouet les conséquences de la pollution des entreprises locales. Les victimes ne peuvent faire aucun recours face à la déplorable situation qu'elles vivent. Il s’indigne de l’insouciance de patronat qui se dit ne pas être obligé de leur assurer une couverture sanitaire.
Les écolos se disent réjouis de l’organisation d’un tel évènement qui représente une tribune où gouvernement, entrepreneurs et sociétés civiles peuvent échanger.
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Par MG