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Les étudiants crachent le feu sur l’avenue Cheikh Anta Diop
Samedi 03/05/2008 | Posté par Amadou Ndiaye
Les lenteurs de paiement des aides scolaires ont exaspéré certains étudiants en première année de l’Université de Dakar. Ils ont affronté la police et les gaz lacrymogènes mercredi dernier
Ils étaient venus chercher leur bourse, ils ont fini par lancer des pierres. " Nous en avons marre de faire le pied de grue devant des guichets de payeurs qui, pour un rien, prétextent d’un manque d’argent et plient bagages. Voila pourquoi nous avons préféré sortir pour manifester notre mécontentement en bloquant le trafic sur l’avenue pour affronter les policiers afin de nous faire entendre des autorités", raconte Birame Diané, étudiant de première année en droit.
C’est aujourd’hui un spectacle banal de voir les étudiants de l’Ucad affronter les forces de l’ordre. Une violence presque endémique qui pousse plusieurs observateurs à soutenir que l’université de Dakar s’essouffle. En effet, construite avec une capacité d’accueil de 25’000 places, Cheikh Anta Diop compte plus de 55’000 étudiants aujourd’hui. Pour ne rien arranger, plusieurs formations politiques viennent pêcher des militants sur le campus, quand il ne s’agit pas de former des gangs comme le « kékindo », un groupe qui fait régner la terreur sous prétexte de ramener le calme parmi les étudiants.
Ce mercredi 30 avril, jour de la première réunion de rédaction du Dakar Bondy Blog, il était 9h30 lorsque plus de 50 étudiants armés de pierres se sont trouvés face à une dizaine d’agents du Groupement mobile d’intervention (Gmi), armés de matraques et de grenades lacrymogènes. La fumée se propage, les étudiants sont contraints de se replier dans l’enceinte du campus universitaire pour organiser la riposte. Une véritable intifada, c’est l’expression utilisée sur le campus pour décrire ces mouvements de protestation récurrents. Ce matin-là, les plus futés, ont réussi la prouesse de retourner quelques lacrymogènes à leurs expéditeurs. Une action toujours ovationnée dans les rangs des « frondeurs ». Ce qui ravive la détermination des policiers à les disperser. Mais il faudra attendre 11 heures pour qu’ils reprennent le contrôle de la situation, sans réussir, cependant, à mettre la main sur un « frondeur ».
Amadou NDIAYE
C’est aujourd’hui un spectacle banal de voir les étudiants de l’Ucad affronter les forces de l’ordre. Une violence presque endémique qui pousse plusieurs observateurs à soutenir que l’université de Dakar s’essouffle. En effet, construite avec une capacité d’accueil de 25’000 places, Cheikh Anta Diop compte plus de 55’000 étudiants aujourd’hui. Pour ne rien arranger, plusieurs formations politiques viennent pêcher des militants sur le campus, quand il ne s’agit pas de former des gangs comme le « kékindo », un groupe qui fait régner la terreur sous prétexte de ramener le calme parmi les étudiants.
Ce mercredi 30 avril, jour de la première réunion de rédaction du Dakar Bondy Blog, il était 9h30 lorsque plus de 50 étudiants armés de pierres se sont trouvés face à une dizaine d’agents du Groupement mobile d’intervention (Gmi), armés de matraques et de grenades lacrymogènes. La fumée se propage, les étudiants sont contraints de se replier dans l’enceinte du campus universitaire pour organiser la riposte. Une véritable intifada, c’est l’expression utilisée sur le campus pour décrire ces mouvements de protestation récurrents. Ce matin-là, les plus futés, ont réussi la prouesse de retourner quelques lacrymogènes à leurs expéditeurs. Une action toujours ovationnée dans les rangs des « frondeurs ». Ce qui ravive la détermination des policiers à les disperser. Mais il faudra attendre 11 heures pour qu’ils reprennent le contrôle de la situation, sans réussir, cependant, à mettre la main sur un « frondeur ».
Amadou NDIAYE
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Réactions des internautes
Samedi 3 Mai 2008, 18:08
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Les autorités sont toujours responsables.
Pourquoi toujours attendre que les étudiants occupent la rue pour commencer à les payer. Ces gens là n'ont aucune méthode de travail. Les étudiants vivent que de leurs bourses, donc il ne faut essayer de les mettre en mal contre la population. Au lieu d'injecter l'argent public dans les secteurs comme l'education, la santé etc, nos autorités se lancent dans des querelles de basse cour. C'est bien dommage.Répondre -
Dimanche 4 Mai 2008, 17:46
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c'est le quotidien des étudianrts
la police et les étudiants cohabitent.le matin de bonheur un détachement du Groupement d'Intervention Mobile (GMI) est déployé tous les jours pour faire face a une éventuelle grève des étudiants.ceux qui fait qu'entre les étudiants et la police c'est comme dire " moi t'aime,moi non plus".c'est une longue histoire d'amour entre les deux et chacun à sa facon de montrer son attachement àl'autre. les policiers sont habitués aux jets de pierres et insultes des étudiants. les étudiants aussi on pris gout a l'odeur des bombes lacrymogéne. ceci pour dire qu'on trouverai anormal ,ue durant un mois,il ne se passe rien entre ces deux ennemis jurés.ce mariage est pour est pour le pire et rien que pour le pire.
Répondre -
Dimanche 4 Mai 2008, 19:26
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Ces "intifadas" improvisées sont tellement entrées dans les habitudes qu'on ne s'en émeut plus.Répondre -
Samedi 10 Mai 2008, 18:37
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riposte justifiée
je pense en effet que les étudiants on raison de manifester leur exaspération face a l'immibilité vo l'indifférence de l'etat sénégalais je vous souhaite bon courage a toutes et tous!!!Répondre -