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Les étudiants de l’IST menacent d’organiser un sit-in devant le palais
Mercredi 11/05/2011 | Posté par Papa Keita
Les élèves ingénieurs de l’Institut des sciences de la terre (Ist) ont assiégé le rectorat. Pancartes à la main, ces élèves réclament aux autorités d’ériger leur école en Faculté indépendante de la Faculté des Sciences et Techniques. Ils ont décrété un mot d’ordre de grève de 72 heures et menacent de passer à la vitesse supérieure en marchant vers le Palais.
Encore un vent de protestation à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, les élèves ingénieurs de l’Institut des sciences de la terre (Ist), qui étaient en grève depuis vendredi dernier pour la transformation de leur école en Faculté, ont pris d’assaut le rectorat. Cette position extrême, les étudiants l’expliquent par le fait qu’ils ne veulent plus que leur institut continue de dépendre de la Faculté des Sciences et techniques (Fst). Parce que, à leurs yeux, il y a un certain nombre de problèmes qui gangrènent l’institut.
Et à ce sujet, peste Abdoukhadre Agne, président de l’amicale des élèves ingénieurs de l’institut des sciences de la terre, le premier point de leur plan d’action, c’était d’observer un mouvement de grève afin de donner un signal. « Nous avons décidé de faire ce sit-in devant le rectorat car notre interlocuteur direct, c’est le recteur. L’Ist a un problème de textes. Nous sommes reliés à la faculté des sciences. Seulement, depuis deux ans, il y a eu un processus qui a été déclenché pour transformer l’Ist en faculté des sciences de la terre et de l’environnement ».
Poursuivant, il dit que le dossier a été finalisé au niveau de la Faculté, mais c’est au niveau du rectorat que les choses bloquent. « Depuis un an, ils nous parlent de la modique somme de 3 millions de FCfa, qui les empêche de se réunir pour discuter des textes de l’Ist alors que celui-ci ne comporte que 5 classes et un laboratoire mal équipé. Nous sommes en manque d’infrastructures logistiques et pédagogiques capables de répondre aux normes d’une bonne formation ».
Décidés à aller au bout de leur requête, les camarades de Abdoukhadre Agne ont décrété 72 heures renouvelables, avec l’espoir que d’ici-là, les choses vont bouger. Sinon, ils n’excluent pas de tenir leur prochain sit-in devant le Palais.
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Par Anonyme