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Les étudiants dénoncent la mauvaise qualité du repas
Vendredi 14/01/2011 | Posté par Papa Keita
L’université de Dakar a encore renoué avec les démons de la division. Le Collectif des amicales a protesté hier contre le retard observé dans l’ouverture des restaurants. Mais aussi contre la mauvaise qualité des repas servis. Justifiant le retard, la direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) situe la lenteur au niveau des procédures d’attribution des cahiers de charges qui ne sont pas encore effectives
Lundi, 10 janvier. Il est 9h et poussière. L’université Cheikh Anta Diop s’est réveillée de nouveau dans la peur. Et pourtant, beaucoup avaient pronostiqué que cette année serait apaisée, contrairement aux précédentes. A l’origine de ce regain de violence, la mauvaise qualité des repas servis, le retard dans l’ouverture de l’intégralité des restaurants, et enfin le flou qui règne dans l’attribution des chambres. Pour se faire entendre, le Collectif des amicales a très tôt envahi le hall du Centre des œuvres universitaires de Dakar pour se plaindre. Mais c’était sans compter avec les vigiles et quelques montagnes de muscles postés à l’entrée.
Repoussés, les étudiants ont quand même exposé le motif de leur courroux. Selon Amadou Lamine Diongue, depuis le début de l’année universitaire, ses camarades éprouvent du mal à se restaurer correctement. Et cela pèse lourdement sur la performance des uns et des autres. Comprenez bien qu’un sac vide ne peut pas tenir debout. « Sur les quatre restaurants du campus, seul un fonctionne, pour soixante mille étudiants. Cela est inadmissible », proteste-t-il, entouré de ses camarades.
« On ne peut pas comprendre qu’à ce jour, un seul restaurant fonctionne, au regard du nombre impressionnant d’étudiants. Chaque jour, il te faut faire trois heures de temps la queue pour accéder au restaurant », sabre un autre.
Particulièrement remonté par cette situation, Boly Galissa, président du Collectif des étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (Flsh) en rajoute une couche : « C’est dommage ! Mais j’ai comme l’impression qu’ils prennent la santé des étudiants comme un jouet ».
En plus de la fermeture des restaurants, Boly râle contre la mauvaise qualité des repas servis. Au déjeuner et au diner. Même s’il reconnaît qu’avec 150FCfa, il ne peut avoir un repas copieux, il souhaite qu’on l’améliore. « C’est vrai qu’on ne peut pas avoir la qualité à cent pour cent, mais on peut au moins améliorer la restauration », suggère-t-il, avec sa barbe naissante. « Cela, ce n’est pas trop demander », avance-t-il.
Comme si un malheur ne vient jamais seul, un autre problème est venu se greffer à leur revendication. En effet, depuis deux semaines le Coud ne délivre plus de tickets permettant aux étudiants d’accéder aux restaurants. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir les étudiants faire la queue devant les guichets et sous le chaud soleil, à la recherche d’un hypothétique ticket.
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Par Anonyme