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Les exclus du fesman
Mardi 21/12/2010 | Posté par Gata Doré
Pikine, Thiaroye, Diamaguene sont des noms de quartiers de la banlieue dakaroise qui ne figurent certainement pas sur les itinéraires remis aux nombres touristes venus à Dakar à l'occasion du Festival mondial des Arts Nègres (Fesman). Comment ces populations de cette zone de la capitale vivent-elles l'évènement? Une équipe de reporters de DBB s'y est rendue pour en savoir plus.
A quelques kilomètres des sites hôtes de la célébration du Fesman, se trouvent les quartiers de diamaguène, sicap, mbao et pikine guinaw rail. Dans ces localités, nombre d’hommes et de femmes questionnés affirment ne pas comprendre l’instigation d’un évènement à un tel coût financier par le Sénégal dans cette période de crise pour le panier de la ménagère.
En outre, à part Gediawaye qui a accueilli le festival annuel LES BLUES du FLEUVE de BAABA MAAL ce week-end, la banlieue semble avoir été snobée par les organisateurs du festival.
Le chef du quartier de HAMDALAYE 5 à diaksao nous confie que le peu qu’il sait du festival, il l’a appris à la télé les rares fois où le courant n’était pas coupé. De plus, nous raconte-t-il, le sort des habitants de son quartier qui se réveillent les pieds dans l’eau depuis 2002 le préoccupe davantage. ASS FALL, un habitant du quartier MOR SAMB à Diamaguène renchérit « je ne peux apprécier positivement le FESMAN qui engloutit des milliards de FCFA qui auraient pu servir à reloger les gens que les inondations ont chassé de leurs maisons ou financer le gaz butane et l’électricité qui font cruellement défaut aux populations partout à travers le Sénégal. L’idée d’un festival pour célébrer la culture de l’homme noir est certes bonne, mais ne vient pas à point nommé».
Les initiateurs du festival, ont encore à convaincre les gorgorlous qui s’attendaient à être associés à la fête.
La seule question qui reste au bout des lèvres sans réponse est de savoir : Est ce que le moment était opportun pour l'organisation du 3ème Festival mondial des Arts Nègres? Dans tous les cas, les opionions restent partagées.
AWA CH. FAYE
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Par Anonyme