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Les jeunes pour rompre le cordon colonial
Mercredi 22/12/2010 | Posté par Papa Keita
Le ministre de la Jeunesse Mamadou Lamine Keita a appelé la jeunesse africaine a porté sur ses fragiles épaules le développement et l’intégration du continent noir. Selon lui, en dépit de toutes les difficultés que l’Afrique a vécues au cours de l’histoire, les Africains ne doivent pas succomber à la fatalité. Ainsi, il a les appelés à s’inspirer de l’exemple des grands précurseurs du panafricanisme tels que Du Bois ou Kwamé Nkrumah
A côté du théâtre, de la musique, de la danse, la troisième édition du Festival mondial des arts nègres a ouvert une large fenêtre sur la jeunesse africaine. Et de son apport dans la renaissance africaine après des années de destruction et de désintégration sous forme d’esclavage, de colonisation et de pillage systématique de ses ressources.
Le ministre de la Jeunesse, Mamadou Lamine Keita, a estimé pour sa part, qu’en tant que force et pilier essentiel dans la résistance des peuples noirs, «la jeunesse doit jouer un rôle déterminant dans le processus de la renaissance africaine».
Pour y arriver, Mamadou Lamine Keita préconise aux jeunes de s’inspirer du combat et de l’exemple des précurseurs de la renaissance africaine. Parmi une foule de combattants pour la dignité de la race noire, il a cité entre autres : Dominique Toussaint L’Ouverture, Williams Dubois et un certain Kwame Nkrumah.
Ces personnages donnés en exemple aux jeunes et triés sur le volet ne sont pas fortuits. Pour le premier, l’histoire nous enseigne que le général Toussaint L’Ouverture a eu le toupet d’expulser, à un moment où le mythe de la toute puissance du Blanc habitait les consciences, les Anglais, les Espagnols et les Français de Haïti pour fonder la première république noire indépendante et souveraine des temps modernes. «Ce fut le premier déclic de la renaissance pour les Noirs du monde entier», relève M. Keita, qui introduisait le thème : «quel rôle pour les jeunes dans la renaissance africaine ?».
Considéré comme parmi un des pères du Panafricanisme, Williams Edwards Burgharst Du Bois a lors de la première conférence panafricaine, à Londres en 1900, prévu que «le problème crucial du 20ième siècle est celui de couleur et de race, c’est-à -dire, les rapports entre gens de la race blanche et ceux des races foncées».
Quarante cinq ans plus tard, le congrès de Manchester avait rassemblé plusieurs leaders africains, dont Kwamé Nkrumah ainsi que l’Union des étudiants de l’Afrique de l’Ouest. Lors de ce congrès, rappelle le ministre de la Jeunesse, la jeunesse africaine avait mis les pieds dans le feu. Dans un discours fleuve, le jeune Marcus Grant déclarait sur un air de mutin que : «Nous ne voulons plus mourir de faim plus longtemps alors que nous travaillons dur pour le monde… Nous allons combattre de toutes les façons possibles pour la liberté, la démocratie et l’amélioration de notre condition sociale.»
S’adressant aux jeunes en grand nombre dans la salle, Mamadou Lamine Keita invite ses congénères à ne point succomber à la fascination «de ce que d’autres ont fait d’extraordinaire», même si cela a été fait au prix du sang, mais de construire leur propre avenir en appuyant sur «leur passé plein de gloire».
«Les Etats-Unis ont été un rêve, l’Europe a été un rêve, l’Afrique doit être un rêve. Bien évidemment, il s’agit de ces rêves qui galvanisent et qui portent de l’avant. Dans cette perspective, les jeunes ont une lourde responsabilité», mentionne M. Keita.
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Par Anonyme