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«Les journalistes sont les gardiens de la démocratie »
Mardi 20/04/2010 | Posté par Cheikh Gora Diop
La Gouverneure Générale du Canada, la très honorable Michaëlle JEAN était l’hôte du CESTI vendredi dernier à l’amphithéâtre de l’UCAD II.
La grande salle de l’amphithéâtre de l’UCAD II a déroulé le tapis rouge à la Gouverneure Générale du Canada. La très honorable Michaëlle JEAN en visite d’Etat au Sénégal a introduit la table ronde sur « le rôle des médias dans l’émergence d’une Afrique nouvelle». D’autres journalistes comme Mame Less Camara, Souleymane Niang, et des confrères européens invités ont pris part à ces débats sous la conduite Madame Eugénie AW, directrice du Centre d’Etudes des Sciences et techniques de l’Information (CESTI).
La cérémonie s’est déroulée en présence Moustapha Guirassy, ministre de la communication. Dans son allocation, la Gouverneure Générale a insisté sur le rôle du journaliste qui est « d’informer et non de divertir ». « Un devoir pour tous les journalistes » ajoute-t-elle. Très attachée aux principes de l’éthique et de la déontologie, Michaëlle JEAN dira qu’« être journaliste suppose une éthique rigoureuse et un sens de responsabilité citoyenne». A ce titre, l’ancienne journaliste de Radio Canada souligne que « les gardiens de la démocratie dans un Etat, les droits des personnes doivent être respectés». Insistant sur l’importance de l’éduction, Michaëlle JEAN a rendu un hommage au président poète Léopold Sédar Senghor à qui l’Afrique doit la première école de journalisme (Cesti) en 1965, sous l’appui de l’UNESCO et du Canada.
Prenant la parole, Mame Less Camara, un des panélistes s’est quant à lui appesanti sur l’histoire de la presse sénégalaise. Selon lui, 1856 marque une étape importante avec la création de la première imprimerie installée à St-Louis. Ceci permettra la floraison de médias. La deuxième phase arrive à l’aube des indépendances, et la troisième au début des années 80, avec la création des groupes de presse comme Sud communications et Walfadjri.
C’est dans ce même ordre d’idées que Souleymane Niang a souligné la nécessité pour la presse de se doter d’un tribunal juridictionnel comme le Cored (conseil de régulation pour l’éthique et la déontologie), qui peut user des sanctions d’ordre morale à l’endroit de certains journalistes fautifs dans l’exercice de leur profession. Soulignant que depuis sa création en mai 2009, le Cored s’est illustré en condamnant certains journalistes.
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Par Anonyme