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Les lauréats 2008 sont ... (top secret)
Vendredi 09/05/2008 | Posté par Abdoulaye Sinkaré
Abdoulaye a assisté à la longue séance de délibération du jury du prix Albert Londres 2008. Il a promis de ne rien divulguer, même contre des centaines de milliers de francs cfa
Le nom des lauréats du prix Albert Londres seront révélés ce samedi lors d'une cérémonie qui se tiendra à la chambre de commerce de Dakar. En attendant, voici comment s’est passé la délibération.
Vendredi soir, la délégation du prix est arrivée à l'hôtel Savana vers 22h30. Les membres du jury se sont retirés dans la salle de conférence « Flamboyant 1 ». Comme les délibérations doivent rester confidentielles, j'ai pu me faire accepter dans la salle à condition de ne pas enregistrer. Je me suis contenté de prendre des photos et quelques notes.
D'abord, chacun donne son avis sur les reportages en compétition, avant de passer au vote, le tout dans une atmosphère très détendue, avec parfois des rires qui fusent. Trois films au moins ont d'ardents défenseurs, le débat est animé. Lorsque tout le monde s'est exprimé, le vote à bulletins secret commence. Il a fallu trois tours de scrutin pour désigner le vainqueur. La proclamation du résultat a été accueillie par une salve d’applaudissements. Il était déjà minuit et quart, et même deux heures de plus pour l’horloge biologique des jurés qui venaient de Paris. Le personnel du Savana a apporté les desserts et pris commande de quelques cafés.
Ensuite, le jury est passé à l’examen des reportages pour le prix de presse écrite. Là aussi, les débats ont été vifs et à mesure qu’ils avançaient, la fatigue disparaissait du visage des jurés.
Je ne suis évidemment pas resté indifférent au fait que plusieurs éloges ont été prononcées en faveur des reportages d’une journaliste africaine, en l’occurrence Ramata Sore, du Burkina Faso. Une autre question a occupé les jurés : faut-il considérer les œuvres collectives, comme celle d’un bureau de correspondants, alors que l’écriture est toujours personnelle, en particulier celle d’Albert Londres. Les jurés ont aussi soulevé la question de savoir s’il fallait juger les livres au même titre que les articles. Certains ont trouvé qu’il fallait revoir cela, mais pour d’autres, on ne peut pas refuser les livres, parce que « Albert Londres lui-même était écrivain ».
C’est à l’issue de ces échanges, dans une atmosphère confraternelle, que le jury a procédé au vote. Tout comme pour le prix audiovisuel, celui de presse écrite a été très disputé. Et ce n’est qu’à l’issue du quatrième tour que le choix définitif a été validé, là aussi sous les applaudissements. Il était presque une heure et demie du matin.
Embargo total, donc, jusqu'a samedi 11 heures. Les noms seront dévoilés lors de la cérémonie officielle. Et nous tiendrons parole !
Abdoulaye Sinkaré
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Par Anonyme