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Les Maristes menacés par les eaux de leurs lacs
Jeudi 30/09/2010 | Posté par Mamadou Sane
Les eaux du lac du quartier des Maristes ont envahi hier une vingtaine de maisons situées dans ses alentours immédiats. «Une situation préoccupante» selon Babacar Mbengue, le maire de Hann-Bel Air, qui estime que deux fortes pluies supplémentaires mettraient en danger toute sa commune.
Il y a bel et bien le feu au lac des Maristes. Après une semaine de menace, les eaux du lac de ce quartier résidentiel non loin de la future autoroute à péage ont débordé pour envahir une vingtaine de maisons, suite aux dernières pluies enregistrées dans la capitale.
«Une situation préoccupante» d’après Babacar Mbengue, maire de la commune de Hann-Bel Air, venu aux nouvelles. Selon lui, cette situation est due au lac qui déborde et commence à s’accaparer des principales routes. Il a commencé à déborder il y a de cela une semaine mais l’ampleur n’était pas assez terrible. Les eaux avaient inondé en premier, la station de pompage l’Office national de l’assainissement (Onas) de la localité qui, du coup, avait cessé de fonctionner avant de couper les routes et gagner quelques concessions. «Le souci majeur aujourd’hui est que le lac est très infecté par les eaux usées provenant des maisons environnantes, mais il abrite aussi des reptiles qui constituent un réel danger pour les riverains», reconnaît-il.
Vingt maisons inondées
D’après le maire, le nombre de maisons envahies par les eaux tournent autour d’une vingtaine. A l’en croire, il faudrait une ou deux fortes pluies de plus pour que tout le quartier résidentiel des Maristes soit entièrement touché. Cependant il reconnaît que la situation actuelle «est une réelle menace» pour les populations riveraines. «L’urgence que nous avons pour le moment est de réduire le niveau du lac, même si nous savons que ce n’est pas une solution définitive. Cela permettrait au moins d’éviter toute catastrophe», explique-t-il.
Les sapeurs pompiers trouvés sur place hier nuit s’affairaient déjà avec les responsables de l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (Onas), à installer les motopompes pour réduire le niveau du lac dont les dimensions restent encore inconnues. «Il est difficile de dire avec exactitude ses dimension mais il y a deux lacs qui communiquent en fait. Et celui-là autour duquel on s’affaire est le plus grand, l’autre étant de dimension plus réduite», précise Babacar Mbengue. C’est en toute logique que les populations de ce quartier appréhendent les prochaines pluies. Le ciel n’a sans doute pas encore fait tomber la dernière goutte de la présente saison.
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Par Anonyme