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Les pesanteurs sociales plombent les efforts

Lundi 21/06/2010 | Posté par Papa Keita

Facteurs socioculturels très prégnants, insuffisances de centre de collecte de sang, moyens limités des structures de collecte, etc. Voila en quelque sorte les causes qui freinent l’atteinte des objectifs de 220.000 donneurs que convoite le Sénégal.

«Le nombre de donneurs de sang reste cependant insuffisant par rapport aux normes de l’Oms qui veulent que le nombre de dons corresponde à 2% de la population, soit pour le Sénégal 220.000 donneurs par an», constate-t-il, lors d’un point de presse préparatoire de la journée mondiale du don de sang.

Selon lui, les écueils relatifs au don de sang sont nombreux et variés. Mais c’est le facteur culturel qui tient le haut du pavé. «La persistance de freins socio-culturels par rapport au don de sang surtout dans les régions, pèse pour beaucoup dans la balance», argumente-t-il.

Outre le facteur culturel, la difficulté d’accès des centres de collecte pour la population, liée au fait que ces derniers ne sont pas nombreux «rend encore la tâche beaucoup plus ardue». A cela s’ajoute, l’insuffisance des moyens de sensibilisation pour «amener les gens à donner de leur sang».

Cette année, l’accent a été particulièrement mis sur les jeunes. Le thème retenu à cet effet est : le monde a besoin de sang neuf». Ainsi pour Salion Diop, le thème n’est pas du tout gratuit. Car, il traduit la réalité du moment. «Partout dans le monde, fait-il savoir, on a de plus en plus besoin de sang. Les jeunes peuvent apporter une contribution importante en donnant leur sang et en recrutant d’autres jeunes donneurs potentiels».   

Pour toucher le maximum de jeunes, des campagnes publicitaires ciblant ces derniers ont été mises en place pour collecter le sang neuf dont le monde a besoin. « Il suffit que chaque étudiant de l’Université de Dakar donne de son sang pour que le Sénégal réponde aux normes internationales», révèle-t-il.

Autre chose frappante notée par le Saliou Diop, c’est qu’au Sénégal, les femmes sont moins enclines à donner de leur sang contrairement aux hommes. Chiffres à l’appui, il indique que «75% des donneurs sont de sexe masculin alors que les femmes ne représentent que 25% bien qu’elles soient les plus grandes bénéficiaires». D’où la nécessité selon lui, d’amener les femmes à prendre conscience de l’importance du don de sang.

 

Papa Keita -