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Les plages de Dakar, une mine de problèmes
Lundi 08/11/2010 | Posté par Papa Keita
La mairie de Dakar a entamé une tournée dans les vingt six plages de Dakar. La mission de prospective a débuté dans les plages de Mermoz, Ouakam et Pointe des Alemadies. Cette visite a pour but de faire un état des lieux, mais aussi de constater comment le visage de la façade maritime est défiguré. Entre constructions anarchiques, insécurité, insalubrité tout y passe.
Plage de Mermoz, 10h et poussière ce samedi matin. Le temps paraît hostile à l’endroit du visiteur avec une chaleur accablante. Le calme qui règne sur les lieux semble trompeur. Même s’il n’y a pas l’affluence des grands jours d’été, de petits groupes de personnes à la recherche du beau temps sont visibles. Pour accéder à la plage, il faut impérativement avoir les talents d’un acrobate.
A la plage Mermoz, situé sur la corniche de Dakar, la façade maritime ploie sur les nombreuses constructions. Parfois irrégulières. Les hôtels fleurissent comme des champignons, mais au grand dam de l’écosystème. «D’ici quelques années, les Dakarois ne pourrons plus avoir une vue sur la mer encore moins d’y accéder», râle Benoît, employé à la Direction sport et promotion de la jeunesse (Dspj) de la mairie de Dakar.
Mansour Tambédou s’offusque quand à lui, des hôtels de la place qui prennent des blocs de pierres pour ériger des barricades afin de faire face aux agressions de la mer. Selon lui, du point de vue écologique cela pose un vrai problème de sécurité. «Le maire a fait le point au président Wade de ces constructions anarchiques sur la corniche, mais nous ne désespérons pas d’y mettre un terme», précise-t-il. Avant de déplorer l’attribution de ces terres à des opérateurs privés sans l’aval du Conseil régional de Dakar.
La plage de Mermoz quoique interdite est fréquentée pendant toute l’année. Elle fait partie des onze plages de Dakar inscrites sur la liste rouge. Néanmoins, elle reçoit selon les responsables sur place en moyenne 1000 personnes par an. Pour parer à toute éventualité, la mairie a mis une équipe chargée de veiller au grain.
El Hadji Souleymane Moussa Dia la trentaine épanouie est sauveteur depuis 2002. Il fustige leurs dures conditions de travail dans ce coin réputé être un repaire de bandits. Selon lui, ils abattent un énorme travail parfois au péril de leur vie.
A Ouakam, dans ce fief Lébou, l’ambiance est bon enfant. Mandoye Cissé surveillant de plage, Maguette Diouf et Alioune Ndoye palabrent tranquillement à l’abri d’une tente. Leur principale difficulté, informe Mandoye se résume aux différentes écuries qui viennent souvent s’entrainer, mais aussi à la population locale qui utilise l’eau de mer pour laver leurs montons.
La seule satisfaction de ces sauveteurs, c’est qu’en trois ans, la plage n’a connu qu’un seul cas de noyade. A la Pointe des Alemadies, c’est l’insalubrité le problème. Les gens viennent ici, passent la journée, mangent et laissent les déchets sur palce», résume Alioune Gueye, président de la Commission environnement de la commune de Ngor. A côté de l’insalubrité, la sécurité aussi fait défaut.
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Par Anonyme