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« Les prix des denrées de première nécessité vont bientôt baisser substantiellement »

Jeudi 27/01/2011 | Posté par Papa Keita

Face à la montée en flèche des produits alimentaires qui absorbent 80% du budget des ménages, le ministre du Commerce a été invité à s’expliquer devant le Conseil économique et social (Ces). Il ressort de cette audition que les prix du riz, de l’huile et du sucre vont baisser substantiellement prochainement.

Face aux conseillers réunis au Conseil économique et social (Ces), le ministre du Commerce, Amadou Niang a annoncé un vaste « Plan Marshall » pour amortir le choc de la hausse incontrôlée des prix des denrées sur le panier de la ménagère. Dans sa ligne de mire, le riz. Produit consommé par l’écrasante majorité des Sénégalais, le prix du riz va connaître bientôt une baisse substantielle.

Déjà, fait-il savoir, une société de commercialisation du riz de la vallée est mise en place. Dotée d’un capital de 500 millions FCfa, celle-ci va acheter le riz produit à Saint-Louis pour le revendre à bas prix. « Nous projetons de vendre le riz de la vallée à 250FCfa le kilo », soutient le ministre du Commerce, Amadou Niang. Qui indique par ailleurs qu’un prix homologué sera appliqué au riz parfumé. « Dans les jours à venir, nous allons fixer un prix plafond pour le riz local comme pour celui importé », poursuit-il.

Mais la grande incompréhension demeure sur la cherté du prix du sucre. Le Sénégal dispose d’une usine de sucre, en l’occurrence la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), mais celle-ci n’a semble-t-il aucune incidence sur le portefeuille des Sénégalais. Problème. Il se trouve qu’à ce niveau, il y a un amalgame fait par les commerçants détaillants, pour soustraire plus d’argent aux clients. Il consiste à appliquer les mêmes prix sur le sucre importé que sur celui produit localement. « Nous allons appliquer un prix standard pour le sucre local. Il en sera de même pour le sucre importé », avance Amadou Niang. « Nous ne permettrons pas à des commerçants indélicats de profiter du contexte et de la concurrence pour appliquer n’importe quel prix », menace-t-il.

Actuellement fixé à 400 FCfa le kilo, l’oignon connaîtra aussi une baisse, affirme le ministre du Commerce. Avec l’entrée en vigueur prochaine des prix homologués, conjuguée à la production annuelle qui se chiffre à 177.000 tonnes en 2010, son prix sera de 250 FCfa.

Mais une chose est de prendre des mesures, une autre est de les appliquer sur le terrain. Maintes décisions ont été prises pour réduire les prix, mais sur le terrain les acteurs passent outre. Pour les récalcitrants, le ministre du Commerce compte sévir. Ainsi, informe-t-il, 200 agents seront déployés sur le terrain pour constater de visu si les mesures sont appliquées scrupuleusement. De même un numéro vert sera mis à la disposition des consommateurs pour dénoncer les commerçants malveillants. Mais quand on sait les liens inextricables qui lient les clients aux boutiquiers de quartier, la délation risque de se heurter à un mur de silence.

Papa Keita -