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Les profs se font toujours désirer
Mercredi 02/03/2011 | Posté par Mamadou Sane
Les élèves du lycée des Parcelles Assainies attendent l’issue des négociations aujourd’hui entre les enseignants avec le Premier ministre avant de dérouler leur plan d’action pour stopper la grève déjà longue de trois semaines.
Les élèves du lycée des Parcelles Assainies tendent une oreille attentive du côté de la primature où leurs professeurs rencontrent le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye pour évoquer et trouver solution à leur problème. Depuis plus de trois semaines, ils ont déserté les salles de cours pour protester contre le non paiement de leurs salaires. Seulement cette interruption du programme s’est faite en pleine évaluation pour certains lycées qui, jusque-là, n’ont pas encore fait la moitié de l’emploi du temps.
Après avoir organisé une marche qui a été perturbée par les forces de l’ordre la semaine dernière, les élèves du lycée des Parcelles Assainies se sont retrouvés hier au sein de leur établissement pour donner suite à leur grève contre celle de leurs enseignants. « Nous avons fini d’élaborer un plan d’action pour mettre fin à la grève des professeurs qui continue de nous paralyser depuis maintenant trois semaines. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de nos actions, car cette grève n’a que trop durée », martèle Mouhamed Ndiaye, porte-parole des potaches qui affirme attendre l’issue des négociations entre les enseignants et le chef du gouvernement avant d’exécuter leur plan d’action. « Nous allons attendre d’abord de savoir ce qui sortira de ces discussions avant de dérouler notre nouvelle stratégie », explique-t-il. Hier matin, les quelques enseignants présents en salle, ont observé un débrayage à 9h. « Il est temps qu’on sauve l’année scolaire pour éviter le pire à des centaines de candidats au baccalauréat », recommande un de ses camarades, en classe de Terminale.
Au lycée Blaise Diagne, des élèves las de cette situation, sont sortis hier dans la rue pour manifester leur colère, après avoir constaté l’absence des enseignants dans les classes. Ils ont brûlé des pneus non loin de l’université Amadou Hampaté Bâ et du centre culturel Blaise Senghor. Quelques minutes plus tard, ils sont dispersés par les grenades lacrymogènes des forces de l’ordre. « Nous ne reculerons devant rien pour sauver notre année scolaire car c’est notre avenir qui est en jeu. Nous serons encore là demain pour montrer notre détermination », prévient une élève.
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Par Anonyme