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Mais où sont passés les américains de Dakar ?
Mercredi 05/11/2008 | Posté par Abdoulaye Sinkare
Dans le cadre de la soirée électorale du Dakar Bondy Blog, nous sommes allés à la recherche de citoyens américains, vivants à Dakar, pour voir comment est ce qu’ils vivent la présidentielle américaine, loin de leur patrie
Trouver un citoyen américain n’a pas été pas chose facile dans la capitale sénégalaise. Dans la nuit, nous avons fait un parcours du combattant pour mettre la main sur un ressortissant du pays de l’Oncle Sam. Nous avons quitté le siège du Dakar Bondy Blog vers 23 h pour rallier le centre des « Peace Corps » (le Corps de la Paix). A notre arrivée à la Sicap Baobab (un quartier de Dakar), nous fumes surpris que ce ne fût pas le lieu indiqué mais plutôt un centre de formation américain que l’on nous montre à la place.
Quand on a sonné à la porte, c’est un homme, grand de taille, l’air méfiant qui nous ouvre. Après les salutations d’usages, nous demandons le siège du corps de la paix. Il répond, l’air narquois, que le siège se trouve en face de la grande mosquée de Dakar. Nous prenons un taxi pour rallier la grande mosquée. A notre descente du taxi, on se retrouve face à une clinique qui vit tant bien que mal au rythme de l’évènement. De dehors, nous apercevons un grand téléviseur branché sur une chaîne étrangère. A quelques pas de cette clinique se trouvent les locaux du Corps de la Paix mais, on ne trouve personne parce que la structure a déménagé aux « Almadies », un quartier chic de Dakar.
Nous apprenons également qu’il y aurait un club, sur la route de Ouakam, où se rencontrent des américains. Mais, pour ne pas encore payer un taxi pour rien, on préfère s’arrêter un moment pour se poser cette question : où sont passés les américains ? Après quelques minutes d’hésitation, nous appelons la rédaction du Dakar Bondy Blog d’où on nous refile l’adresse du comité sénégalais de soutien à Barack Obama. A défaut d’y trouver des américains, on se contente de partager quelques moments avec le comité sénégalais qui suivait, dans l’allégresse, les premières tendances que donnaient les chaînes occidentales Euronews et France 24.
Au cours de notre randonnée, nous nous sommes rendus compte qu’une bonne partie des sénégalais suivait de très près le déroulement du vote. A chaque coin de rue, il était facile de voir des gens accrochés à leurs transistors. Dans les taxis, les chauffeurs se branchent sur les radios sénégalaises qui diffusent des soirées électorales. C’est le cas du taximan qui nous a ramené au siège du Blog vers 2h du matin et pour qui il était temps que les Etats-Unis se dotent d’un président noir, ne serait-ce que pour compenser les nombreux sévices que nos ancêtres nègres y ont subi.
Abdoulaye Sinkaré
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Par Anonyme