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Manu Dibango: "Je suis un des survivants du Fesman de 1977"
Samedi 11/12/2010 | Posté par Fidèle Guindou
Le célèbre saxophoniste camerounais, Manu Dibango a rehaussé de sa présence la cérémonie d’ouverture du 3e Fesman. Fidele Guindou, un de nos reporters l’a croisé pour vous. Entretien.
Que ressentez-vous d’être au Sénégal pour le Fesman ?Un sentiment de joie et de fierté parce que le festival a pu se tenir, de l’Afrique l’on retient que le côté négatif, mais ce soir tout le monde se rend compte de la force de la culture, le côté positif de ce que peut être l’Afrique quand il y’a de la volonté. La culture peut être un élément majeur à l’avancée de l’Afrique. On peut s’amuser, on peut danser, mais ce serait mieux d’utiliser la culture comme moyen de réflexion pour un lendemain meilleur.
Le premier festival a eu lieu en 1966, le second en 1977, et aujourd’hui nous en sommes au troisième. Ne pensez-vous pas que trop de temps s'est écoulé depuis Lagos ?
Ce n’est pas du tout facile, car tous les présidents n’ont pas les mêmes idées aux mêmes moments. Bien entendu, ce serait bien d’avoir ce genre de choses tous les deux ou trois ans, mais les charges supportées sont lourdes , très très lourdes. L’essentiel, est que il y’a un troisième au début du deuxième cinquantenaire, et on s’en réjouit.
Quels souvenirs avez-vous du deuxième Fesman auquel vous avez assisté ?
C’était à Lagos, j’étais jeune avec des ténors de la musique africaine, notamment Fela qui a disparu et il aurait été heureux d’être là ce soir. Je suis un des "survivants" de cette époque et je représente cette génération qui n’est pas là aujourd’hui. Mais la vie continue et vous êtes là pour assurer la relève.
Quel est votre appel à l’endroit de la jeunesse Africaine ?
L’appel c’est vous, (rires…) les gens qui sont nés longtemps après la colonisation, bien longtemps après les indépendances et qui ont tout à bâtir à partir du deuxième cinquantenaire de l’Afrique. Vous êtes le futur, la future organisation, la future vision de l’Afrique. Quand je vous regarde je me dis que c’est à vous de continuer cette affaire. (Rires)
Fidèle Gunidou
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Par Anonyme